Bassolma Bazié, secrétaire général de CGTB et professeur de Science de la vie et de la terre à travers une lettre adressé au ministre de la fonction public, du travail et la protection sociale à la date du 19 janvier 2021 a annoncé sa démission de la fonction publique.

S’il y’a une nouvelle qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive, et continue d’alimenter les débats dans les grains, les émissions télé et radios ces derniers jours, c’est bien la démission du Secrétaire générale de la Confédération Générale du Travail du Burkina (CGTB) Bassolma Bazié de la fonction publique. Celui que certains ont surnommé « le général » a claqué la porte à la fonction publique à travers une lettre de démission qu’il a adressé au ministre de la fonction publique, du travail et de la protection sociale.

Qui est l’homme ?

Bassolma Bazié, celui dont la démission de la fonction publique ne passe pas inaperçue a plusieurs cordes à son arc. Il a servi comme professeur de SVT au lycée Diaba Lompo de Fada, au CEG de Kordier et au Lycée départemental de Ténado. Parallèlement, il est consultant indépendant en management des organisations et des relations de travail et également consultant indépendant en environnement minier. Son engagement syndical ne date pas d’hier. Dès 2003, il occupe le poste de Secrétaire Général de l`Union Provinciale CGT-B du Gourma. De 2006 à 2013, il est le 2e Secrétaire Général Adjoint de la CGT-B. Puis à partir de 2014, il devient le Secrétaire Général de la Confédération Générale des Travailleurs du Burkina (CGT-B). Avant sa démission, Bassolma Bazié était professeur de Science de la Vie et de la Terre (SVT) au lycée Nelson Mandela de Ouagadougou.

Sa première réaction après sa démission

« Lorsque vous représentez des Hommes de valeur, vous avez l’impérieux DEVOIR de faire en sorte que votre prix soit l’honneur. Par conséquent, un salaire ne doit en aucun cas être un moyen de chantage. D’où ma démission de la Fonction publique afin de mieux me consacrer à la défense ferme des intérêts des travailleurs (euses) et du peuple burkinabè ! La lutte pour la liberté, la dignité et l’intégrité doit se poursuivre avec davantage d’engagement, de détermination et d’esprit de sacrifice ! Mon salut militant à l’ensemble des travailleuses et travailleurs de notre Pays ! » pouvait-on lire sur son profile Facebook.

Une année périlleuse pour Bassolma

Les chantages ont-ils eu raison du général ? son message dans sa première réaction est évocateur. On se souvient que l’année 2020 a été périlleuse pour Bassolma Bazié. On retient surtout son passage devant le Conseil de discipline pour "non-respect" du volume horaire qui lui était confié par son supérieur hiérarchique où le Conseil l’a reconnu "coupable" sans pour autant lui infliger une sanction. Et tout récemment le 03 Novembre son affectation à la Direction régionale du Centre du ministère de l’éducation nationale pour nécessité de service.

Mais dans une interview accordée au journal Le Reporter, Bassolma Bazié répond par la négative. « Rires ! Donc cela voudrait dire que ces détracteurs ont eu raison de l’Etat de droit et la démocratie dans notre pays. Dans la mesure ou mon combat est d’exiger le respect des lois, conventions et les engagements du gouvernement, toute chose qui renforce l’autorité de l’Etat. Donc vous êtes interpellés afin que le minimum de civilité incrusté dans nos normes fondant notre différence à l’environnement animalier de la jungle soit respecté » a-t-il martelé.

Le combat de Bassolma Bazié se poursuit

Pour Adama Siguire, Bassolma montre la voie à suivre à ceux qui ont de grands rêves pour le Burkina Faso. C’est donc dire que l’on attend le général au pied du mur, lui qui est, désormais, exempté des chantages et des pressions de la fonction publique.

Mais le général affirme déjà dans les colonnes du journal le reporter qu’il poursuit la lutte.

Le général a démissionné avec fracas. Quelles leçons à tirer pour tous les acteurs de l’éducation ?

 

OUEDRAOGO Paulin

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