Autres Festivals, Salons&foires

 

Promouvoir le vivre-ensemble pour créer un havre de paix et un esprit de cohésion entre les habitants de Hiela, commune de Boura, province de la Sissili et ceux des villages voisins, c’est le combat désormais annuel de l’Association Ossofièlo Gmèno, Hièlbè Langtaar (ASSOGHIL), pilotée par SOME K. Jean de Dieu.

  Les balafonistes

Le 02 janvier 2021, les habitants du village de Hiela et leurs voisins se sont mobilisés pour la célébration de leur diversité culturelle. Cette célébration dénommée : « Fête d’intégration du Village de Hiela », est une initiative citoyenne de promotion du vivre-ensemble et de transfert des valeurs et produits culturels endogènes. Lancée le 2 janvier 2015, , cette fête est considérée comme un cadre communautaire de dynamisation des valeurs culturelles des habitants de Hiela et de leurs voisins. Tout comme les années passées, la population du village de Hiela composée de Sissala, de Dagara, de Mossi et de Peulh s’est mobilisée massivement pour partager ses savoirs culturels et parler de paix et de cohésion. De l’avis des initiateurs, la fête de l’intégration se veut être un cadre de brassage interculturel, de sensibilisation, de conscientisation et de la promotion de l’engagement citoyen. C’est aussi une occasion pour valoriser les talents et les savoir-faire des habitants.

 Remise du prix à Gnourbètiwr PODA, gagnant du prix Bernard-Woma du Meilleur balafoniste, par Dr. Fidel HIEN

Une journée aux contenues variées

 Le village a rythmé au son des balafons sissala et dagara, aux pas des troupes de danse et au suspense des jeux de compétition. En prélude à la ladite journée, une formation au thème : « Cohésion sociale et développement communautaire : rôle et place des femmes et des groupes d’autodéfense », a été donnée par monsieur Dieudonné PODA, ambassadeur de la paix de Educpaix Burkina.

 

Les sentiments du comité d’organisation

 

Pour Kountiala Jean de Dieu SOME du comité d’organisation, cette édition s’est bien passée et a drainé un monde satisfaisant malgré le contexte de la Covid-19. Il estime que la paix se construit à la base ; c’est pourquoi promouvoir le vivre-ensemble au niveau des villages est bénéfique, d’autant qu’il permet de gérer au mieux les conflits, de les prévenir et de promouvoir aux seins des ethnies un havre de paix et du vivre-ensemble. Il tire un bilan positif et les regards sont déjà tournés vers la prochaine édition.

 

Hiela envoie un signal fort à la promotion de la paix et de l’intégration. Ne serait-il pas judicieux dans les actions de recherche de la cohésion sociale de prendre en compte les expériences de telles initiatives citoyennes ? Hiela a lancé les dés. A qui le tour ?

 

OUEDRAOGO Paulin

 

FIDO : Festival International de Danse de Ouagadougou

C’est à l’initiative de la chorégraphe burkinabè Irène Tassembédo que le Festival International de Danse de Ouagadougou est né. Evènement annuel, c’est en 2013 que s’est tenue la première édition de ce festival. La dernière en date, la 7ème édition, a eu lieu du 26 janvier au 02 février 2019.

Véritable passionnée de danse, Irène Tassembédo a imaginé ce festival afin de créer un pôle promoteur de cet art expressif. Le FIDO, devenu depuis le fer de lance de la valorisation de la danse, se présente ainsi comme la nouvelle plateforme d’expression et d’éclosion des jeunes talents de la danse originaires de tous les horizons du globe. Ainsi, chaque année, c’est une vingtaine de compagnies environ qui font trembler les scènes dans la capitale burkinabè ; des compagnies venues du Burkina Faso bien évidemment, mais également du reste de l’Afrique, de l’Asie, de l’Europe, et parfois même de l’Amérique. De par ce fait remarquable, le FIDO se veut aussi être un canal de brassage inter communautés.

 

Le FIDO, c’est une large variété de genres. On y rencontre des artistes de la danse traditionnelle aussi bien que d’autres de la danse urbaine ou encore chorégraphique. Les spectacles de danse sont donnés à l’Institut Français de Ouagadougou, au CENASA (Centre National des Arts du Spectacle et de l'Audiovisuel), ou encore au Centre de développement chorégraphique la Termitière. Mais en dehors de ces spectacles, le FIDO propose d’autres activités toutes aussi réjouissantes les unes que les autres. On peut citer ici :

  • des plateaux-découvertes pour les jeunes artistes, qui ont lieu en même temps que les spectacles des professionnels de la danse ;
  • des stages de danse ouverts aussi bien aux professionnels qu’aux amateurs. Ces stages se déroulent à la Maison des jeunes de Larlé, site du « Village du festival ».
  • un concert tous les soirs de la semaine que dure l’évènement, encore à la Maison des jeunes de Larlé
  • des prestations dans des établissements scolaires, au marché central de la ville ou encore à la maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO).

Même si le Festival International de Danse de Ouagadougou n’a pas vraiment de sponsors, Irène Tassembédo sait pouvoir compter sur le soutien des autorités burkinabè et aussi françaises pour continuer à  faire de cet évènement un rendez-vous à succès. La 8ème édition s'est tenue du 25 janvier au 1er février 2020 et a connu la participation d'artistes danseurs du monde entier à cette grande fête. Ce qui témoigne de l’engagement du comité d’organisation du FIDO, à continuer son ardu combat contre vents et marées, et à travailler à améliorer la qualité de l’évènement année après année.

Rendez-vous est donc pris pour la prochaine édition, pour admirer le savoir-faire de ces professionnels de l’expression physique.

Espace Pub

Localisation

  • Boulevard Charles de Gaules, Quartier Wemtenga,
    Scoolasticat Bâtiment, B12
    01 BP 2922 Ouagadougou 01, Burkina Faso
    Mobile: +226 58 85 82 00
    Standard: +226 25 48 84 33
    Email: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

New templates