Sites touristiques

Le Dimanche 16 Mai, la communauté catholique de Bobo-Dioulasso a célébré la messe d’action de grâce de la dédicace de la cathédrale Notre Dame de Lourdes. Ce fut une cérémonie qui a été placée sous la présidence du Cardinal Jean Zerbo, Archevêque métropolitain de Bamako. La cérémonie a connu la participation effective du président Rock Marc Christian Kabore.

Construite dans les années 1960 sous l’impulsion de Mgr André Dupont et de Daniel Ouézzin Coulibaly, et ouvert au culte en 1961, la cathédrale Notre Dame de Lourdes de Bobo-Dioulasso était le point de convergence pour les fidèles catholiques de la région des Hauts bassins. Au fil des années, la fréquentation permanente des fidèles a occasionné la dégradation du bâtiment. Cela ajouté à la nature des matériaux utilisés qui nécessitaient d’être renouvelés.

Le projet de rénovation a germé depuis 2016 et c’est finalement en Juillet 2020 que les travaux ont été lancés. Lesdits travaux ont couté la bagatelle de 1 milliard 228 millions de Franc CFA. Une somme qui a été réunie grâce à la générosité des fidèles et autres donateurs.

Le Président du Faso présent à la cérémonie.

Le président du Faso, son excellence Rock Mark Christian Kabore a fait le déplacement, accompagné de son épouse Sika Kabore et des membres du gouvernement pour participer à la cérémonie de réouverture de la cathédrale de Bobo.

Il a par ailleurs salué les travaux de rénovations qui ont permis de donner une nouvelle façade à l’édifice religieux.  « C’est un grand évènement et une occasion de rendre grâce à Dieu pour avoir aidé, non seulement l’église de Bobo-Dioulasso, mais tous ceux qui participent à faire œuvre utile en reconstruisant la maison du Seigneur », a indiqué Roch Kaboré.

 Il a aussi saisi l’occasion pour remercier tout ceux qui ont contribué à la réalisation de ce joyau tout en fondant l’espoir que la charité des uns et des autres puisse permettre de terminer l’ensemble des travaux de la cathédrale.

Les fidèles, les pierres angulaires de la cathédrale.

C’est avec beaucoup de joie que les fidèles ont retrouvé les locaux de la cathédrale. Pour l’archevêque métropolitain de Bobo Mgr Paul Ouédraogo, l’église est désormais ouverte au religieux. Puis il a ajouté « Vous êtes les pierres vivantes de cette cathédrale »

Il a rappelé aux fidèles que la mobilisation des ressources continue afin de pouvoir terminer le reste des travaux.

Les fidèles catholiques de Bobo retrouvent ainsi leur cathédrale après des mois de fermeture. Et le nouveau bâtiment va certainement drainer des visiteurs. En rappel, la cathédrale Notre Dame de Lourdes de Bobo-Dioulasso est classée patrimoine touristique du Burkina Faso.

 

OUEDRAOGO Paulin

Le Lac Retba est un Lac situé dans le village Sangalkam, une commune du département de Rufisque (région de Dakar) à l’entrée de la presqu’île du Cap-Vert. Le Lac est à quelques centaines de mètres de l’océan Atlantique et à environ une quarantaine de kilomètres au Nord-Est de Dakar, la capitale du Sénégal. Il est un grand réservoir d’eau entouré de dunes de 3 km2 de superficie, avec 4.2 km de long et large de 1 km. Sa profondeur est de 3 mètres.

Le Lac est célèbre pour la particularité de sa couleur originale et changeante allant du rose fuchsia au rouge pourpre selon la luminosité et les saisons. D’où est tiré son nom de Lac Rose.

Une forte concentration en sel

C’est le troisième Lac le plus salé au monde avec 380 grammes de sel par kilo après le Lac Don Juan (474 grammes de sel par kilo) et le Gaet’ale (433 grammes de sel par kilo). En outre, le Lac rose doit aussi sa renommée au rallye Paris-Dakar (jusqu’en 2007) dont il constituait le lieu d’arrivée.

 

 

De par sa concentration en sel, le Lac Retba possède un écosystème unique avec des bactéries ultra résistantes. La teinte particulière du Lac rose est due à la présence d’un micro-organisme (une Cyanobactérie) qui développe un pigment rouge pour résister à la forte concentration de sel et des rayons du soleil. Toutefois que, ces micro-organismes sont agités par le vent et que le Lac est éclairé par le soleil, la splendide couleur rose du Lac apparait.

 

Activités autour du Lac

            Le Lac rose est perpétuellement en activité depuis 1970, avec ses sites d’exploitation de sel, de jour comme de nuit. Il est entouré de près de 6 villages dont les plus proches sont le village de Niague Wolof et Niague peul, villages dont leurs ethnies sont majoritaires dans le pays (Wolof et Peul).

L’exploitation du sel du Lac est ouverte à tous, même aux acteurs non issus des villages voisinant le Lac. On y rencontre  des producteurs venus de l’intérieur du pays et d’autres  de Guinée, du Mali, du Burkina Faso et de la Gambie.

En effet, Les hommes, dans l’eau cassent le sel déposé dans le fond, puis remplissent leurs pirogues. Et les femmes sont chargées de décharger ces pirogues en entassant le sel sur les bords pour le sécher et le blanchir au soleil. Après le séchage et blanchissement du sel, il est destiné aux conserveries de poisson, exportations et aux commerces locaux. Faisant ainsi, l’exploitation du sel l’activité phare des environs du Lac rose.

Activités touristiques

Le Lac rose fait partie des destinations touristiques les plus visitées du pays. En effet, plusieurs activités touristiques se mènent autour de ce Lac, notamment :

  • Visite du Village des tortues à Noflaye (proximité du Lac rose) avec ses espèces de tortues telles que ; la tortue géante sillonnée, la tortue forestière à charnière dorsale, les tortues aquatiques, les tortues «Léopard » et tortue de Madagascar.
  • visite des sites d’exploitation de sel situés sur la rive Sud du Lac rose, qui est la plus grande de l’Afrique de l’Ouest
  • balade à cheval pour explorer les environs du Lac
  • balade avec les ânes bâtés pour l’exploration
  • balade en pirogue à sel à travers le Lac
  • balade en 4x4 ou en Quad dans les dunes et la plage, autour du Lac
  • baignade dans le Lac rose
  • Char à voile, pour les amateurs de la grande vitesse

            Cependant, si vous désirez admirer et voir en direct la couleur du Lac Retba lors d’un voyage au pays de la Teranga, il est préférable de vous y rendre pendant la saison sèche, plutôt en milieu de journée, lorsque le soleil est à son Zénith.

 

 

Par, SAWADOGO D Cyrille

           

Les mausolées de Tombouctou sont un ensemble de grands et riches monuments funéraires construits à la main il y’a 700 ans, dans la ville de Tombouctou au Mali. En effet, ces mausolées regroupent une vingtaine de tombeaux des saints islamiques vénérés dans la ville, d’où son surnom de « cité des 333 saints ». Classé patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1988. Les mausolées de Tombouctou sont des miracles architecturaux et symboles culturels du Mali.

Par ailleurs, en 2012, les mausolées ont été pris pour cible (détruits) par un groupe de djihadistes (les Ansar Dine) qui ont contrôlé le Nord du Mali pendant environ 10 mois.

En janvier 2013, une intervention internationale déclenchée par la France a permis de chasser en grande partie ces agents du mal (djihadistes) de la zone, permettant la reconstruction identique des mausolées entre mars 2014 et juillet 2015, grâce à un programme de financement mis en œuvre par l’UNESCO et financé par plusieurs pays et institutions, avec l’aide d’un groupe de maçon locaux.

Cependant, en septembre 2016, la Cour Pénale International (CPI) avait condamné à 09 ans de prison le djihadiste malien Ahmad al-Faqi al-Mahdi pour avoir dirigé en 2012 des attaques de neuf mausolées de Tombouctou, classés patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO et causé plus de 2.7 millions d’euros de dégâts.

En termes de réparations des mausolées, la CPI avait ordonné le versement d’un euro symbolique à l’Etat malien et à la communauté internationale. D’où la cérémonie de remise de cet euro symbolique ce mardi 30 mars 2021 à Bamako dans la capitale Malienne, où Mama Koité Doumbia, présidente du Fonds au profit des victimes, organe indépendant mis en place par le statut de Rome,  a déclaré que cet euro est « un symbole incommensurable du tort que nous avons tous subi et de notre volonté de dire "plus jamais ça !" » Et que cela constitue le « couronnement d’une décision de justice qui sanctionne la destruction de biens culturels comme crime de guerre », a souligné le Président de la transition malienne, Bah Ndaw. 

La procureure de la Cour Pénale Internationale, Fatou Bensouda, a pour sa part réaffirmé l’engagement de ses services à « défendre ce qui fonde notre identité commune », en ajoutant que le patrimoine culturel du Mali est « le miroir de l’humanité », puis en insistant que « l’impunité n’est pas une option » et que « les victimes doivent avoir réparation et leur dignité restaurée ».

 

 

Par, SAWADOGO D. Cyrille

Les Chutes Victoria ont été découvertes en 1855 par l’explorateur Ecossais David Livingstone. Elles sont situées en Afrique Australe sur le fleuve Zambèze (frontière naturelle entre le Zimbabwe et la Zambie) et sont parmi les plus grandes chutes d'eau de l’Afrique et les plus extraordinaires du monde.

Classées comme patrimoine mondial de l‘UNESCO depuis 1989, elles mesurent 1700 mètre de large et plus de 100.000 mètre de haut. Avec un débit estimé à 500 millions de litres d'eau à la minute. Elles sont la composante de plusieurs chutes distinctes qui sont :

  • Devil's Falls ou les chutes du Diable, les moins hautes mais très violentes et étroites.
  • Main Falls, qui sont les chutes principales. Elles sont la partie la plus longue et assez élevée.
  • Horse Shoe Falls ou les chutes du fer à cheval.
  • Rainbow Falls Rainbow ou les chutes de l’Arc-en-ciel, qui sont les plus hautes.
  • Armchair Falls ou les chutes du Fauteuil.

Appelées Mosi-oa-Tunya « la fumée qui gronde », par les peuples originaires qui sont entre autre les Tonga. Ces chutes sont un bien transfrontalier considéré comme étant particulier et unique en son genre, par sa taille, au maintien des divers processus, fonctions et interactions naturels qu’il abrite, notamment pour ce qui concerne la chute d’eau, les gorges, l’écosystème fluvial (donnant naissance à une faune et très belle flore), les zones de reproduction, d’habitat ou de refuge d’espèces menacées d’oiseaux migrateurs, tels le faucon taita et l’aigle noir qui font de ce bien une Zone très importante pour la conservation des oiseaux en voie de disparition, les coulées de lave, les anciens objets et outils de chasseurs-cueilleurs en pierre taillée. Constituent l’un des sites les plus majestueux de la planète.

Les chutes s'engouffrent bruyamment dans une série de gorges de basalte, provoquant une brume blanchâtre pouvant s’élever à plus de quatre cents mètres de haut et vaporisant des embruns visibles à une distance de plus de vingt kilomètres. Sur la vue de ces chutes se trouvent des arcs-en-ciel très ensoleillées qui magnifient leurs beautés. C’est ainsi que des millions de touristes sont attirés au Zimbabwe et en Zambie à la vue de cette merveille spectaculaire.

Plusieurs activités touristiques se mènent autour de ces chûtes notamment :

  • Survoler en Hélicoptère ou en Ulm de ces chutes, qui est le moyen le plus majestueux d’admirer le spectacle fascinant des chutes.
  • Faire des croisières au soleil couchant sur le fleuve Zambèze, pour admirer la beauté à couper le souffle du fleuve aux rayons du soleil couchant et par cette même occasion contempler les hippopotames, crocodiles et même des éléphants qui viennent s’y désaltérer.
  • Faire du vélo sur le pont légendaire surplombant le canyon des chutes.
  • Faire du Safari dans la Zambezi National Park, qui consiste à camper, pique-niquer, ou faire des sorties découvertes à pied ou à voiture avec un Ranger. Le paysage est magnifique et vous aurez de grandes chances de croiser des animaux sauvages (éléphants, girafes, zèbres, lions, léopards, antilopes, buffles…)
  • Pour les sensations fortes, faire de la baignade dans la Devil’s Pool (en bordure des chutes), du Rafting, de la Canoë, des Tyrolienne au-dessus des gorges, saut à l’élastique depuis le pont, accrobranche, randonnées équestres et des sauts à l’élastique

Il convient de souligner que ces chutes sont des lieux de repérage pour les Lozis (population Bantoue d’Afrique Australe), anciens maîtres de la rive nord. Les chutes étaient pour eux, avant toute autre chose, un élément de repère visible de loin dans le paysage.

Autant pour le Zimbabwe et que pour la Zambie, ces chutes ont permis la construction de deux barrages hydro-électriques (Kariba et Cahora Bassa) qui font parties des plus grands barrages du monde, et qui constituent leurs principales sources d’énergie.

Le site attire plus d’un million de visiteurs par année et cela constitue un poids important dans l’économie de ces deux pays, particulièrement pour les populations locales et contribue à leur essor sur les marchés internationaux. Les chutes permettent la valorisation de l’attraction touristique de l’Afrique, et figure parmi les sept (07) merveilles naturelles du monde.

Si vous désirez admirer ces phénomènes naturels autour de ces chutes, il sera préférable de vous y rendre pendant la période des saisons des hautes eaux c’est-à-dire la période de février à juillet. Quelques soit le côté où vous vous trouverez (du côté zambien ou du côté zimbabwéen) vous pourriez admirer cette merveille exceptionnelle planétaire.

  « La nature est éternellement jeune, belle et généreuse.
Elle verse la poésie et la beauté à tous les êtres, à toutes les plantes, qu’on s’y développer à souhait.
Elle possède le secret du bonheur, et nul n’a su le ravir
 », George sand

Ecrit par, Sawadogo Delwindé Cyrille

 

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Localisation

  • Boulevard Charles de Gaules, Quartier Wemtenga,
    Scoolasticat Bâtiment, B12
    01 BP 2922 Ouagadougou 01, Burkina Faso
    Mobile: +226 58 85 82 00
    Standard: +226 25 48 84 33
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