Les mausolées de Tombouctou sont un ensemble de grands et riches monuments funéraires construits à la main il y’a 700 ans, dans la ville de Tombouctou au Mali. En effet, ces mausolées regroupent une vingtaine de tombeaux des saints islamiques vénérés dans la ville, d’où son surnom de « cité des 333 saints ». Classé patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1988. Les mausolées de Tombouctou sont des miracles architecturaux et symboles culturels du Mali.

Par ailleurs, en 2012, les mausolées ont été pris pour cible (détruits) par un groupe de djihadistes (les Ansar Dine) qui ont contrôlé le Nord du Mali pendant environ 10 mois.

En janvier 2013, une intervention internationale déclenchée par la France a permis de chasser en grande partie ces agents du mal (djihadistes) de la zone, permettant la reconstruction identique des mausolées entre mars 2014 et juillet 2015, grâce à un programme de financement mis en œuvre par l’UNESCO et financé par plusieurs pays et institutions, avec l’aide d’un groupe de maçon locaux.

Cependant, en septembre 2016, la Cour Pénale International (CPI) avait condamné à 09 ans de prison le djihadiste malien Ahmad al-Faqi al-Mahdi pour avoir dirigé en 2012 des attaques de neuf mausolées de Tombouctou, classés patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO et causé plus de 2.7 millions d’euros de dégâts.

En termes de réparations des mausolées, la CPI avait ordonné le versement d’un euro symbolique à l’Etat malien et à la communauté internationale. D’où la cérémonie de remise de cet euro symbolique ce mardi 30 mars 2021 à Bamako dans la capitale Malienne, où Mama Koité Doumbia, présidente du Fonds au profit des victimes, organe indépendant mis en place par le statut de Rome,  a déclaré que cet euro est « un symbole incommensurable du tort que nous avons tous subi et de notre volonté de dire "plus jamais ça !" » Et que cela constitue le « couronnement d’une décision de justice qui sanctionne la destruction de biens culturels comme crime de guerre », a souligné le Président de la transition malienne, Bah Ndaw. 

La procureure de la Cour Pénale Internationale, Fatou Bensouda, a pour sa part réaffirmé l’engagement de ses services à « défendre ce qui fonde notre identité commune », en ajoutant que le patrimoine culturel du Mali est « le miroir de l’humanité », puis en insistant que « l’impunité n’est pas une option » et que « les victimes doivent avoir réparation et leur dignité restaurée ».

 

 

Par, SAWADOGO D. Cyrille

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