Au Nigeria, les compagnies aériennes menacent de suspendre leurs vols en raison d’une hausse insoutenable du prix du kérosène. Cette flambée de 270 % met en péril la rentabilité du secteur et pourrait paralyser le trafic intérieur.
Une pression économique accrue sur le transport aérien
Au Nigeria, les compagnies aériennes menacent de suspendre leurs opérations dès les prochains jours. La hausse du prix du carburant aviation est jugée insoutenable. Selon les opérateurs, le coût du kérosène a augmenté d’environ 270 % depuis fin février. Cette flambée met en difficulté la rentabilité des vols domestiques et internationaux. Dans une correspondance adressée aux distributeurs, les compagnies dénoncent une augmentation « excessive et artificielle ». Elles estiment que les tarifs actuels ne permettent plus de couvrir les charges d’exploitation. Le carburant représente la principale dépense du secteur aérien.
Face à cette situation, les transporteurs avertissent qu’une suspension partielle ou totale des vols pourrait intervenir. Cela se produira si aucun ajustement tarifaire n’est trouvé rapidement. Cette menace concerne plusieurs compagnies opérant sur les principales lignes intérieures. Les opérateurs alertent sur les conséquences immédiates d’une telle décision. On craint la perturbation des déplacements, la perte d’emplois et un impact significatif sur les activités économiques liées à l’aviation civile.
Le contexte international en toile de fond
Cette flambée des prix intervient dans un contexte de tensions sur le marché mondial de l’énergie. Les perturbations des flux pétroliers liées à la guerre en Iran contribuent à une instabilité des cours internationaux. Cependant, les compagnies nigérianes estiment que la hausse observée localement dépasse largement les tendances mondiales. Elles évoquent des facteurs internes dans la fixation des prix du carburant aérien.
Appel à une intervention rapide
Les acteurs du transport aérien appellent les autorités et les fournisseurs à une révision urgente des prix. Ils préviennent que sans intervention rapide, le trafic aérien pourrait être fortement réduit dans les prochains jours. Les discussions entre opérateurs et distributeurs se poursuivent. Le secteur reste sous forte pression économique.
Aristide HAZOUME