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Le Pakistan a mené de nouvelles frappes aériennes contre des positions situées en Afghanistan. Islamabad affirme avoir ciblé des groupes armés liés aux talibans pakistanais. Kaboul dénonce des bombardements ayant causé de nombreuses victimes civiles, dont plusieurs enfants.

Islamabad intensifie ses opérations contre les groupes armés

Le Pakistan a confirmé de nouveaux bombardements près de la frontière afghane. Selon les autorités pakistanaises, les frappes visaient des groupes armés. Islamabad qualifie ces opérations de « précises et calibrées ». L’objectif affiché reste la lutte contre les mouvements responsables d’attaques sur son territoire. Ces frappes comptent parmi les plus meurtrières enregistrées ces dernières semaines. D’après le gouvernement taliban, les bombardements ont touché plusieurs habitations civiles dans trois provinces afghanes frontalières du Pakistan. Kaboul affirme qu’une vingtaine de personnes ont été tuées, dont onze enfants. Les autorités afghanes dénoncent une violation flagrante de leur souveraineté. De son côté, le Pakistan justifie cette opération par la dégradation récente de la sécurité. Samedi dernier, un poste de sécurité pakistanais a été attaqué dans le nord-ouest du pays. L’assaut et les échanges de tirs ont coûté la vie à six policiers.

Les civils paient le prix des tensions frontalières

Ces nouvelles violences marquent une escalade entre les deux voisins. Après plusieurs semaines d’accalmie, les tensions repartent à la hausse. Les relations entre Islamabad et Kaboul demeurent fragiles depuis plusieurs mois. Le Pakistan accuse régulièrement l’Afghanistan d’abriter des combattants du Tehrik-e-Taliban Pakistan (TTP), un groupe distinct des talibans afghans qui mène des attaques contre les forces pakistanaises. Les autorités talibanes rejettent ces accusations. Selon des données relayées par les Nations unies, les civils restent les premières victimes du conflit. Entre janvier et mars, plusieurs centaines d’Afghans ont été affectés par les opérations militaires dans les zones frontalières. La communauté internationale suit avec inquiétude cette nouvelle flambée de violence. Les appels à la retenue se multiplient. Les observateurs craignent une aggravation de l’instabilité régionale si les affrontements se poursuivent.

Aristide HAZOUME 

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