Le président de la Fédération jordanienne dénonce des pressions en échange d’un soutien à Gianni Infantino. Le patron de la FIFA convoque une réunion d’urgence au Maroc.
Le président de la Fédération jordanienne de football, le prince Ali ben Al Hussein, a porté une accusation grave contre Gianni Infantino . Selon lui, la FIFA aurait conditionné son aide financière à un soutien public en faveur du président sortant . « Pendant des mois, la FIFA a refusé de nous aider, jusqu’à ce qu’on me fasse savoir verbalement pendant la Coupe du monde que si je soutenais Infantino, cela aiderait grandement notre fédération », a-t-il écrit sur X .
Une accumulation de griefs
Le prince Ali, ancien vice-président de la FIFA, évoque plusieurs difficultés rencontrées par son pays : problèmes de visas pour les supporters, taxes américaines, et primes de la Coupe arabe de 2025 non versées . La Jordanie, finaliste du tournoi, attend toujours un dû de 4,2 millions de dollars . « Nous refusons de céder à ce chantage », a-t-il martelé .
Une crise qui s’aggrave
Cette accusation fragilise Infantino à sept mois du scrutin de mars 2027 . Son projet FIFA Forward Enterprise, visant à vendre une part des bénéfices des Coupes du monde à des investisseurs privés, a été abandonné face à une levée de boucliers . Le secrétaire général Mattias Grafström a qualifié ce projet de « série d’événements honteux » . Arsène Wenger a jugé son retrait « nécessaire » .
Les soutiens s’effritent : Angleterre, Pays de Galles, Grèce, Finlande et Serbie ont retiré leur appui . En Europe, certains réclament une réforme des structures de gouvernance . Face à cette tempête, Infantino a convoqué une réunion d’urgence avec ses proches collaborateurs à Rabat .
Aristide HAZOUME