L’Union européenne a assuré mardi son plein soutien à Madrid après l’afflux de migrants à Ceuta. Les Vingt-Sept ont défendu l’espace Schengen et appelé à renforcer les frontières extérieures.
Les ministres de l’Intérieur des Vingt-Sept ont tenu une réunion en visioconférence mardi. Ils ont affiché un front commun après la crise migratoire qui a secoué l’enclave espagnole de Ceuta . L’afflux de près de 72 000 migrants, entre le 30 et le 31 juillet, a provoqué une onde de choc en Europe .
Un espace Schengen préservé
Le ministre français de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a déclaré que Schengen n’était « pas le problème, mais plutôt la solution » . Son homologue espagnol, Fernando Grande-Marlaska, a assuré que l’espace de libre circulation n’avait « jamais été en danger » . Le commissaire européen Magnus Brunner a estimé que l’UE avait réussi un « test de résilience » . Aucun migrant n’a atteint le continent européen depuis Ceuta . Vingt-deux États membres, dont l’Italie et le Danemark, avaient critiqué la gestion espagnole . L’Italie a même suspendu temporairement ses liaisons aériennes avec l’Espagne . Ces tensions ont ravivé les débats sur la politique migratoire européenne.
Un bilan humain et des leçons à tirer
Le bilan officiel fait état d’au moins 75 morts du côté espagnol et de 11 au Maroc . La quasi-totalité des migrants ont regagné le Maroc . La France a renforcé ses contrôles à la frontière espagnole . L’UE a promis une aide d’urgence et réaffirmé sa volonté de lutter contre les réseaux de passeurs .
Aristide HAZOUME