L’UEFA, la Concacaf et l’AFC ont publié une lettre ouverte commune le 10 août. Elles y dénoncent une « rupture fondamentale de confiance ». La cible : le projet de Gianni Infantino de vendre des parts de la Coupe du monde.
Les trois confédérations continentales écrivent à la « famille du football ». Elles affirment que le football « n’appartient à aucun individu ni à aucune institution ». Cette lettre, signée par leurs présidents, critique vivement la gestion de la FIFA. Le projet controversé a été retiré. Pourtant, l’UEFA et ses homologues jugent le comportement inacceptable. La FIFA a présenté des excuses. Elle évoque un « échec de communication ». Les confédérations y voient un « échec de jugement ».
Une tentative de vente inacceptable
Le cœur du problème est l’intégrité du jeu. La proposition a été élaborée sans consultation. Elle visait à limiter le contrôle des associations membres. « Lorsque la confiance est rompue par la tromperie », le devoir de service est abandonné. Les trois instances réclament une enquête indépendante. Elles estiment que la FIFA ne peut pas s’auto-examiner. La réunion de crise au Maroc a renforcé leurs inquiétudes. Seuls des employés de la FIFA y ont participé.
Un appel à l’unité du football
Les confédérations n’appellent pas à revenir sur les décisions collectives. Elles ne parlent pas d’argent. Il s’agit d’une question de confiance et de leadership. « Le leadership dans le football n’est pas une possession », écrivent-elles. Elles appellent à « honorer » l’unité du football.
Aristide HAZOUME