Réunis à Niamey, les ministres des Affaires étrangères de la Confédération des États du Sahel (AES) et de la Russie ont scellé un partenariat stratégique renforcé. Moscou confirme la poursuite de son appui militaire au Mali, au Burkina Faso et au Niger, tout en élargissant sa coopération aux domaines politique, économique et sécuritaire.
La Russie consolide son partenariat avec la Confédération des États du Sahel. Cette orientation a été solennellement réaffirmée mercredi à Niamey, où se tenait la deuxième session des consultations ministérielles entre l’AES et la Fédération de Russie. À cette occasion, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a réitéré l’engagement de Moscou à soutenir militairement le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Il a également manifesté la volonté de densifier les relations bilatérales et multilatérales avec ces trois pays.
Le chef de la diplomatie russe a par ailleurs annoncé la tenue du troisième Sommet Russie-Afrique, prévu en octobre prochain à Moscou. Vladimir Poutine a personnellement invité les présidents des États membres de l’AES à y participer. Les discussions ont également porté sur l’approfondissement de la coopération militaire. Les deux parties envisagent d’accroître les programmes de formation, l’assistance technique et les facilités d’acquisition d’équipements destinés à la force unifiée de l’AES.
Le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a salué des relations qu’il a qualifiées de « spéciales » avec Moscou. Il a souligné le rôle clé de la Russie dans l’accompagnement diplomatique et sécuritaire des pays sahéliens. Son homologue nigérien, Bakary Yaou Sangaré, a affirmé que la Confédération poursuit son agenda de souveraineté, en dépit d’un contexte international jugé complexe. Il a dénoncé plusieurs formes d’ingérences qui, selon lui, visent les États membres de l’AES.
Au-delà du volet sécuritaire, la Russie entend intensifier ses investissements dans les secteurs de l’énergie, des mines et du commerce. Les deux parties sont convenues de renforcer leurs échanges économiques et d’instaurer un mécanisme de suivi des décisions prises à Niamey.
Cette rencontre confirme le rapprochement stratégique entre Moscou et les trois États sahéliens. Elle s’inscrit dans la continuité des consultations initiées à Moscou en avril 2025.
Aristide HAZOUME
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