Le Congrès national africain (ANC) a renouvelé son soutien au président Cyril Ramaphosa, en dépit du scandale dit « Farmgate ». L’opposition, elle, continue de réclamer sa démission après les révélations sur le vol d’une importante somme d’argent liquide dans sa ferme privée.
Le parti au pouvoir en Afrique du Sud, le Congrès national africain (ANC), maintient sa confiance en Cyril Ramaphosa face aux pressions croissantes de l’opposition autour de l’affaire « Farmgate ». Réunis au Cap, les dirigeants du parti ont défendu le chef de l’État, jugeant que la procédure parlementaire doit suivre son cours avant toute décision politique. Le secrétaire général de l’ANC, Fikile Mbalula, a confirmé cette position : Cyril Ramaphosa attendra les conclusions judiciaires avant de réagir publiquement. Le président sud-africain examine actuellement le rapport parlementaire établi sur la base de l’article 89 de la Constitution, qui prévoit une procédure de destitution. Mbalula a précisé que le chef de l’État consultera ses conseillers juridiques avant toute décision.
Le scandale dit « Farmgate » ébranle la vie politique sud-africaine depuis plusieurs mois. L’opposition accuse Cyril Ramaphosa d’avoir dissimulé un important vol d’argent liquide. Selon plusieurs révélations, environ quatre millions de dollars auraient été dérobés dans sa ferme privée de Phala Phala, située dans le nord du pays. Les adversaires politiques du président dénoncent un manque de transparence et estiment que le chef de l’État aurait contourné certaines procédures officielles après le vol. Ils réclament sa démission immédiate. Cyril Ramaphosa rejette pour sa part toutes les accusations portées contre lui.
L’ANC critique vivement les demandes de départ formulées par l’opposition, qu’il juge prématurées. Fikile Mbalula rappelle que les procédures parlementaires ne sont pas encore achevées et que les institutions doivent travailler sans ingérence politique. Malgré la crise, Cyril Ramaphosa conserve l’appui de plusieurs dirigeants influents de l’ANC. Le scandale « Farmgate » intervient dans un contexte politique déjà tendu en Afrique du Sud. Les prochaines décisions du Parlement pourraient peser lourdement sur l’avenir politique du président.
Aristide HAZOUME
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