L’Assemblée législative du peuple a adopté mardi 20 octobre un nouveau Code pénal. La peine de mort est rétablie à l’unanimité des 71 parlementaires. Huit ans après son abolition, la junte justifie ce choix par la lutte antiterroriste.
Le nouveau texte remplace le Code pénal de 2018. Il prévoit la peine capitale pour plusieurs infractions graves. Le terrorisme, l’espionnage et la trahison figurent parmi les crimes visés. Le parricide et l’importation de produits périmés y sont également inclus. Le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, a défendu cette réforme. Il affirme que les terroristes recrutent en promettant l’impunité. « Même s’ils étaient arrêtés, ils ne risquaient pas grand-chose de plus que la prison à vie », a-t-il déclaré. Le capitaine Ibrahim Traoré avait annoncé son intention dès décembre 2025. « Le sentimentalisme, c’est fini », avait-il prévenu fin septembre.
Amnesty International avait exhorté Ouagadougou à renoncer à ce projet. L’organisation rappelle que la dernière exécution recensée remonte à 1988. La peine de mort avait été abolie en 2018 sous Roch Marc Christian Kaboré. Le Burkina Faso est dirigé par une junte militaire depuis le coup d’État de septembre 2022. Le pays fait face à des violences jihadistes depuis plus de dix ans. Ces attaques ont fait des milliers de morts et de déplacés internes.
Aristide HAZOUME
Le Maroc affronte l'Angola ce mercredi 21 octobre à 20h à Rabat en finale de…
Le roi Mohammed VI a nommé Fouzi Lekjaa ministre de l'Économie, des Finances et de…
Les Israéliens votent le 27 octobre pour renouveler la Knesset. Les derniers sondages créditent les…
Le Front syndical pour la défense des travailleurs (FSDT) lance une grève générale de 72…
Cyril Ramaphosa appelle le pays à anticiper une exclusion de l'AGOA. Le Congrès a prolongé…
Au moins 48 civils ont été tués dimanche 18 octobre à Tagadayat, près de Ménaka.…