La Cour pénale internationale a rejeté l’appel de Rodrigo Duterte ce mercredi 22 avril. L’ancien président des Philippines reste détenu dans le cadre de cette procédure judiciaire. Il est poursuivi pour crimes contre l’humanité liés à sa « guerre contre la drogue ». La CPI a confirmé sa compétence malgré le retrait des Philippines du Statut de Rome. Cette décision met fin à une contestation juridique déposée par la défense de Duterte.
Rodrigo Duterte est accusé de crimes commis entre 2016 et 2019, période correspondant à sa campagne nationale contre le trafic de drogue. Des milliers de morts ont été dénombrés durant cette opération sécuritaire controversée. La Cour estime que les enquêtes peuvent couvrir des faits antérieurs au retrait du pays, les Philippines ayant officiellement quitté la CPI en mars 2019.
Les avocats de l’ancien président contestaient la légitimité de la juridiction internationale et demandaient la suspension de la procédure ainsi que la libération immédiate de leur client. La Chambre d’appel a rejeté ces arguments, estimant qu’un État ne peut échapper aux obligations judiciaires en se retirant, car cela compromettrait les objectifs du Statut de Rome.
Rodrigo Duterte n’a pas assisté à l’audience à La Haye. Ses avocats invoquent un état de santé fragile lié à son âge : l’ancien président est âgé de 80 ans. La procédure judiciaire se poursuit en son absence, et la CPI maintient son calendrier d’examen du dossier. Une autre étape judiciaire est attendue dans les prochains jours : les juges doivent confirmer ou non les charges du procureur. Cette décision est prévue d’ici mardi prochain selon le calendrier de la Cour. Si les charges sont confirmées, un procès pourra être ouvert et Rodrigo Duterte serait officiellement renvoyé devant les juges.
L’affaire suscite de fortes réactions aux Philippines et à l’étranger. Elle relance le débat sur la portée de la justice internationale. La CPI poursuit ses investigations malgré les contestations politiques. Le dossier Duterte reste l’un des plus sensibles de la Cour pénale internationale et illustre les tensions entre souveraineté nationale et justice internationale.
Aristide HAZOUME
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