La communauté haïtienne de La Nouvelle-Orléans vit dans l’angoisse. La Cour suprême autorise l’administration Trump à supprimer leur statut de protection. Un retour forcé à Haïti semble désormais possible.
La décision de la Cour suprême américaine, rendue le 25 juin, bouleverse des milliers de vies. Le statut de protection temporaire (TPS) pour environ 350 000 Haïtiens et 6 000 Syriens pourrait être révoqué. Les juges ont estimé que les tribunaux n’ont pas autorité pour contester cette décision. L’administration Trump peut donc procéder à des expulsions.
La ville de La Nouvelle-Orléans est particulièrement concernée. Sa communauté haïtienne est estimée à environ 2 300 personnes. Cette diaspora est profondément liée à l’histoire locale depuis deux siècles. L’arrivée de réfugiés après la révolution haïtienne du début du XIXe siècle a façonné la culture de la ville . Le quartier de Tremé, le plus ancien quartier afro-américain du pays, en est un héritage direct.
Le retour forcé est redouté. Haïti est en proie à une violence des gangs généralisée . Le chef de l’ONU décrit la situation comme “paralysante”. Un pasteur de La Nouvelle-Orléans résume le sentiment général : “Y retourner, c’est aller à la mort”. Le Congrès a tenté d’agir. La Chambre des représentants a voté en avril pour étendre le TPS . Mais le Sénat a rejeté le texte. La Maison-Blanche soutient l’arrêt de ce statut, jugé “temporaire” . Cette décision ravive les inquiétudes pour de nombreuses familles.
Aristide HAZOUME
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