Les dirigeants du G7 ont ouvert mardi à Évian-les-Bains leurs discussions principales, focalisées sur la guerre en Ukraine, la stabilité du Moyen-Orient et la sécurité énergétique. La présence de Volodymyr Zelensky, invité par la France, marque l’urgence diplomatique de ce sommet, alors que les tensions régionales et les menaces sur les voies maritimes stratégiques appellent une réponse coordonnée des grandes puissances.
Réunis en France, les leaders des sept plus grandes économies industrialisées ont consacré leur journée inaugurale au conflit ukrainien, avec la participation active du président Zelensky. Son invitation, portée par Emmanuel Macron, souligne la volonté française de maintenir l’Ukraine au centre des priorités alliées, alors que de nouvelles frappes russes ont visé plusieurs villes ukrainiennes ces derniers jours. Les échanges s’inscrivent dans un contexte diplomatique dense : Donald Trump s’est entretenu séparément avec Zelensky et Vladimir Poutine, tandis que Washington assure poursuivre ses efforts pour une solution négociée. Toutefois, les partenaires européens insistent sur le maintien d’une pression maximale sur Moscou, plaidant pour une approche coordonnée mêlant fermeté et ouverture au dialogue. Emmanuel Macron défend une feuille de route où Européens et Américains agissent de concert, y compris dans d’éventuelles futures négociations. Parallèlement, l’Ukraine franchit une étape clé dans son rapprochement avec l’Union européenne : les négociations d’adhésion ont officiellement débuté cette semaine, signe d’un ancrage occidental renforcé en dépit des hostilités.
Au-delà du front ukrainien, les dirigeants ont consacré une session spécifique aux crises moyen-orientales, en présence des présidents égyptien et émirati, ainsi que de l’émir du Qatar. Les discussions ont mis l’accent sur les conséquences économiques et géopolitiques du conflit impliquant l’Iran, et sur la préservation des flux pétroliers via le détroit d’Ormuz, artère vitale pour l’approvisionnement mondial. Les Occidentaux plaident pour une mise en œuvre rapide des accords diplomatiques récents, afin d’éviter toute nouvelle volatilité sur les marchés de l’énergie. La stabilité régionale est également abordée sous l’angle sécuritaire, avec un appel commun à la désescalade.
Enfin, au-delà des crises immédiates, les échanges ont porté sur les défis économiques, commerciaux et sécuritaires globaux, confirmant que le G7 réunissant France, États-Unis, Canada, Allemagne, Italie, Japon et Royaume-Uni reste une enceinte incontournable pour coordonner les réponses internationales, avec l’appui de plusieurs pays partenaires invités à certaines sessions.
Aristide HAZOUME
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