• Eclairons-nous sur un mal qui traumatise la gente féminine en âge de procréer « Endométriose »

    De jours en jours, l’humanité fait face à une multitude de maladies qui affectent l’Homme. Par ailleurs, il existe un mal qui fait endurer quelques fois « le calvaire » à certaines femmes dans leurs vécus de tous les jours. Il s’agit de l’Endométriose,une maladie peu connue de tous dont nous allons parler à travers cet article.

    Qu’est-ce que l’endométriose ?

     

     L’endométriose est une maladie qui se manifeste particulièrement pendant les cycles menstruels et se caractérise par le fait que, les tissus qui recouvrent normalement la cavité utérine de la femme se retrouvent sur les ovaires, les trompes de Fallope ou les intestins. De plus, elle est décrite comme un cancer sans cellules cancéreuses à savoir, les lésions de la maladie (sorte de kyste) se propagent comme l’évolution d’un cancer.

    Qu’est-ce qui est à la base de cette affection ?

    Elle est un mal multifactorielle, avec des facteurs hormonaux, environnementaux et génétiques (le risque de développer une endométriose est multiplié par 5 chez les femmes qui ont une sœur ou une mère touchée par cette maladie).

    On distingue trois types d’hypothèses qui pourraient coexister notamment :

    • Les fuites de sang et de fragments d’endomètre (tissu très vascularisé qui recouvre la paroi de l’utérus) par les trompes au cours des règles
    • Des cellules de l’endomètre pourraient passer dans la circulation sanguine
    • La transformation des cellules du péritoine en cellules de l’endomètre

     Quels sont ses symptômes ?

    Les signes les plus fréquents chez les personnes souffrantes sont : les règles douloureuses, douleurs pendant les rapports sexuels, douleurs pelviennes fréquentes, défécation douloureuse, difficulté pour uriner.

    Quels sont ses conséquences?

    L’endométriose est une maladie qui ne met pas en péril le pronostic vital. Par contre, elle est un facteur de risque d’infertilité chez la jeune femme et altère de manière considérable la qualité de vie du fait des douleurs qu’elle occasionne.

    Comment remédier à ce mal ?

    La prise en charge de cas d’endométrioses peut se faire par :

    Le traitement hormonal qui a pour but d’empêcher la survenue des menstrues (absence de règles qui n’a rien à voir avec la ménopause artificielle),

    La cure de ménopause artificielle qui consiste à supprimer directement l’ovulation et

    Le traitement chirurgical qui permet de supprimer les parties trop impactées.

    Par contre, il arrive parfois que l’endométriose soit superficielle et ne nécessite aucun traitement particulier. Étant donné que, les lésions étant superficielles vont régresser de manière naturelle. Néanmoins, dès lors que vous développez l’un de ces symptômes de manière importante, un avis médical est conseillé afin de diagnostiquer une potentielle évolution ou une autre maladie.

     

        « À trainer son mal avec soi, on finit par ne plus savoir le guérir »,
    Yves Theriault.

     

    Ecrit par, Sawadogo Delwindé Cyrille

  • GHANA : LES PORTES DE L’ASSEMBLEE NATIONALE CLOSES

    Depuis l’avènement de la maladie à coronavirus « COVID-19 » en décembre 2019, le Ghana a annoncé officiellement ces deux premiers cas le jeudi 12 mars 2020, par la voix du ministre de la Santé ghanéen Kwaku Agyeman-Manu : « les deux personnes porteuses du virus revenaient au Ghana de Norvège et de Turquie ». Pourtant, à la veille de cette date c’est-à-dire le 11 mars 2020, le président de la République ghanéenne Nana Akufo-Addo avait annoncé un plan de riposte à hauteur de 100 millions de Dollars pour aider le pays à faire face à la pandémie, notamment s’équiper, préparer les infrastructures et sensibiliser le public.

    Dans la même perspective de barrer la propagation de la maladie, plusieurs mesures restrictives ont été mises en œuvre comme l’interdiction formelle de voyager à l’étranger pour les officiels ghanéens, la fermeture des établissement scolaires et universitaires, la restriction à la circulation, la fermeture des établissements de loisirs, la fermeture des frontières, le port du masque obligatoire, l’interdiction des rassemblements …

    Face à ces mesures prises, le pays a été moins frappé par la propagation de la pandémie, quand bien même il y eut des décès dus au COVID-19. Il s’en suit alors la levée progressive de certaines mesures restrictives.

                Par ailleurs, le Ghana subit de plein fouet la deuxième vague de la pandémie. Comme l’a annoncé le président ghanéen lors de son 22ediscours télévisé consacré à l’évolution de la crise sanitaire COVID-19, le 17 janvier 2021. Selon lui les statistiques sont « particulièrement inquiétantes », car le nombre de cas actifs a plus que doublé en deux semaines, passant de 900 à 1924, tandis que les cas critiques sont passés de 0 à 33. Et de plus les chiffres ne cessent de grimper, déclare le président ghanéen en ces termes : « nos services de traitement COVID-19, qui étaient vides, sont désormais remplis en raison de la recrudescence des infections », plus loin il souligne qu’: « à ce rythme nos infrastructures de santé vont être débordées ».

    C’est ainsi que le 04 février 2021 dernier le parlement ghanéen a enregistré ces premiers cas positifs au COVID-19 par dizaine contraignant les législateurs à réduire leurs rencontres à deux sessions par semaine, dans le but de freiner la propagation du virus. Cependant, à la date du 09 février 2021 les portes de l’hémicycle ghanéen ont été fermées pour 03 semaines, du fait de la découverte de plus d’une centaine de cas de COVID-19 parmi les députés et le personnel.

    Cette fermeture fut annoncée par la voix du Président de l’Assemblée nationale ghanéenne Alban Bagbin en ces mots : « j’ai décidé, en consultation avec les responsables politiques, que la session de l’Assemblée serait ajournée pendant trois semaines » et ajoute que cela permettra : « la désinfection et l’assainissement des locaux ».

    Ainsi, l’Assemblée nationale du Ghana est fermée pour des raisons sanitaires liées à la pandémie du COVID-19.

     

    Ecrit par, SAWADOGO D. Cyrille

  • GHANA : LES PORTES DE L’ASSEMBLEE NATIONALE CLOSES (2)

    Depuis l’avènement de la maladie à coronavirus « COVID-19 » en décembre 2019, le Ghana a annoncé officiellement ces deux premiers cas le jeudi 12 mars 2020, par la voix du ministre de la Santé ghanéen Kwaku Agyeman-Manu : « les deux personnes porteuses du virus revenaient au Ghana de Norvège et de Turquie ». Pourtant, à la veille de cette date c’est-à-dire le 11 mars 2020, le président de la République ghanéenne Nana Akufo-Addo avait annoncé un plan de riposte à hauteur de 100 millions de Dollars pour aider le pays à faire face à la pandémie, notamment s’équiper, préparer les infrastructures et sensibiliser le public.

    Dans la même perspective de barrer la propagation de la maladie, plusieurs mesures restrictives ont été mises en œuvre comme l’interdiction formelle de voyager à l’étranger pour les officiels ghanéens, la fermeture des établissement scolaires et universitaires, la restriction à la circulation, la fermeture des établissements de loisirs, la fermeture des frontières, le port du masque obligatoire, l’interdiction des rassemblements …

    Face à ces mesures prises, le pays a été moins frappé par la propagation de la pandémie, quand bien même il y eut des décès dus au COVID-19. Il s’en suit alors la levée progressive de certaines mesures restrictives.

                Par ailleurs, le Ghana subit de plein fouet la deuxième vague de la pandémie. Comme l’a annoncé le président ghanéen lors de son 22ediscours télévisé consacré à l’évolution de la crise sanitaire COVID-19, le 17 janvier 2021. Selon lui les statistiques sont « particulièrement inquiétantes », car le nombre de cas actifs a plus que doublé en deux semaines, passant de 900 à 1924, tandis que les cas critiques sont passés de 0 à 33. Et de plus les chiffres ne cessent de grimper, déclare le président ghanéen en ces termes : « nos services de traitement COVID-19, qui étaient vides, sont désormais remplis en raison de la recrudescence des infections », plus loin il souligne qu’: « à ce rythme nos infrastructures de santé vont être débordées ».

    C’est ainsi que le 04 février 2021 dernier le parlement ghanéen a enregistré ces premiers cas positifs au COVID-19 par dizaine contraignant les législateurs à réduire leurs rencontres à deux sessions par semaine, dans le but de freiner la propagation du virus. Cependant, à la date du 09 février 2021 les portes de l’hémicycle ghanéen ont été fermées pour 03 semaines, du fait de la découverte de plus d’une centaine de cas de COVID-19 parmi les députés et le personnel.

    Cette fermeture fut annoncée par la voix du Président de l’Assemblée nationale ghanéenne Alban Bagbin en ces mots : « j’ai décidé, en consultation avec les responsables politiques, que la session de l’Assemblée serait ajournée pendant trois semaines » et ajoute que cela permettra : « la désinfection et l’assainissement des locaux ».

    Ainsi, l’Assemblée nationale du Ghana est fermée pour des raisons sanitaires liées à la pandémie du COVID-19.

     

    Ecrit par, SAWADOGO D. Cyrille

  • Le néré, une plante aux vertus inestimables

    Le néré (Parkia Biglobosa de son nom scientifique), plante présente dans toutes les savanes africaines, se reconnait surtout par ses fruits qui sont de longues gousses contenant de nombreuses graines noires enrobées de pulpe jaune.


    De ses fleurs à ses grains, en passant par ses feuilles et ses fruits secs, le néré est l’une des plantes les plus prisées en Côte d’Ivoire (pays où il ne pousse que dans le Nord) pour ses nombreuses vertus.

    Traditionnellement utilisé comme arôme d’assaisonnement des repas – communément appelé "Soumbara" obtenu après transformation de ses graines-, il présente également des propriétés médicinales.

    Le néré est un petit arbre de 10 à 20 mètres de hauteur, à fût robuste, cylindrique et court.

    Cette plante pérenne, à large cime étalée en parasol et aux feuilles bipennées et alternes, fait partie de la vaste famille des mimosaceae, des légumineuses dont l’intérêt nutritionnel réside dans leur teneur élevée en protéines.

    “La farine de néré apporte la totalité des acides aminés essentiels à l'organisme, du fer, mais aussi de la vitamine C pour limiter les risques de scorbut”

    Annick Tahiri
    Université Félix Houphouët-Boigny, Abidjan
    Autant de qualités qui lui ont valu un intérêt scientifique auprès de certains chercheurs et médecins ivoiriens.

    Directrice de la valorisation de la recherche et de l’innovation technologique (DVRIT) au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Annick Tahiri, biologiste et enseignante à la faculté de Biosciences de l’université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan-Cocody, a consacré une étude aux propriétés de cette plante.

    "Le néré est très connu pour ses nombreuses propriétés anti-blennorragiques, antinévralgiques, diurétiques, fébrifuges, toniques, antiseptiques et vermifuges. Ses graines riches en matières grasses servent à fabriquer un fromage végétal pour assaisonner les sauces (Soumbara), ou comme succédané du café", décrit-elle.

    "Les écorces et les racines de cette plante sont prescrites pour soigner la stérilité, les maladiesvénériennes, la bronchite, l’hépatite et la lèpre. Les feuilles en bain de vapeur entrent dans le traitement des états fébriles et des parasitoses intestinales", poursuit-elle.

    Nutriments


    Par ailleurs, apprend-on, cette plante apporte de nombreux nutriments: protides, lipides, glucides, iode, vitamines diverses. Elle constitue à ce titre une source très importante en termes d'alimentation et de nutrition de qualité.

    "La farine de néré apporte la totalité des acides aminés essentiels à l'organisme, du fer, mais aussi de la vitamine C pour limiter les risques de scorbut", affirme Annick Tahiri, indiquant également que cette plante possède "un moindre potentiel insecticide par rapport au neem, au papayer et au quinquéliba".

    "Les extraits du néré agissent par contact et sont moins toxiques pour le termite que les extraits du neem, du papayer et du quinquéliba", dit-elle.

    A cela il faut ajouter, en matière de santé végétale, que le néré s’avère efficace dans la protection des cultures contre les attaques des bruches et plus modérément contre les termites.

    En référence aux nombreux usages liés à cet arbre, il se dit couramment, en zone de savane que "tout, de la racine à la cime, contribue à la survie de l'homme".

    Le médecin et botaniste français Edouard Heckel (1843 – 1916) qualifie d’ailleurs ce végétal de "providentiel". (1)

    "Les Africains considèrent le néré comme un présent du ciel et l'empirisme des natifs a été encore une fois bien inspiré pour le choix de cet aliment de premier ordre comme (…) médicament précieux d'origine végétale", écrit-il.

    Aussi le néré fait-il partie des plantes conseillées par certains médecins ivoirien comme le nutritionniste Félix Aka. "Je prescris toujours le néré à mes patients", dit-il à SciDev.Net. Selon lui, cette plante "réduit la tension artérielle".



    "J’avais une tension qui avoisinait les 16-17. Mais depuis que je consomme le soumbara, elle est retombée à 12-13", confirme Danielle Tiémélé, une patiente.

    Selon une étude(2) citée par ce dernier, les fleurs rouges du néré guériraient l'angine, tout comme le soumbara pourrait traiter les abcès en provoquant la suppuration.

    Ses écorces et ses racines seraient aussi employées avec d'autres végétaux contre la stérilité, les maladies vénériennes, la bronchite.

    D’après la même étude, "le rameau de la plante est un remède contre les morsures de serpent, les fleurs soignent la lèpre, la pulpe du fruit lutte contre la fièvre jaune, la constipation, l’ictère".

    Si la graine de néré, à travers le soumbara, peut servir de régulateur de tension, un champignon vivant en symbiose sur le tronc de cet arbre est reconnu par le Dr Aka Félix pour avoir des principes anti-hémorroïdaires.

    Par ailleurs, dans la pharmacopée traditionnelle, la pulpe du néré est considérée comme diurétique et fébrifuge.

    La décoction d'écorce constituerait un calmant pour les douleurs dentaires. Il se prépare aussi avec les feuilles et les racines une lotion utilisée dans les affections oculaires.

    La pulpe de néré est utilisée, avec une légère adjonction de sel, pour la réhydratation des enfants.

    Médecine traditionnelle


    Selon Sidibé Dramane, un pratiquant de médecine traditionnelle basé à Ferkessédougou (574 km au nord d’Abidjan), "les fleurs, de couleur rouge, du néré traitent la fièvre typhoïde".

    "Une infusion des écorces permet de traiter l’asthme, tout comme une cuillérée à soupe de l’infusion traite les infections intestinales et les gastrites", soutient pour sa part Thérèse Ouattara qui dirige à Ferkessédougou une association de femmesdénommée "Wouekelé Kouema" ("Donnons-nous la main"), dont la principale activité est la fabrication de soumbara.

    Toutefois Sidibé Dramane met en garde contre toute utilisation immodérée de cette infusion.

    "Il y a des risques élevés de coma et de perte de connaissance avec la consommation d’une infusion d’écorce du néré. Une personne qui boit l’infusion sans la diluer peut perdre connaissance. C’est très fort et puissant. Il faut la diluer assez avant de la boire", conseille-t-il.

    Au demeurant, suggère M. Sidibé Dramane, une collaboration entre médecine traditionnelle et médecine moderne serait souhaitable, afin de permettre aux populations, quel que soit leur niveau social, de tirer profit de cette plante.

    Les bienfaits du néré sont aussi appréciés dans toutes les autres régions de Côte d’Ivoire, ainsi que dans d’autres pays de l’Afrique de l’Ouest.
     


     

    Transformation

     
    Le procédé de transformation des graines de néré passe en effet par plusieurs étapes. Les graines brutes sont d’abord mises à la cuisson entre vingt et quarante-huit heures ; question d’en faciliter le décorticage.
     
    Les amandes sont ensuite essorées et les graines cuites sont mises à fermenter dans un canari ou une calebasse recouvertes de feuilles, à une température de 30 à 40°C pendant trois jours ou plus.
     
    Les graines fermentées sont enfin séchées au soleil et commercialisées en l’état ou encore pilées au mortier pour en faire de la poudre.
     
    Une fois le soumbara prêt pour la consommation, il est utilisé dans des recettes culinaires très variées aussi bien en Côte d’Ivoire et au Sénégal qu’au Mali, en Guinée, au Burkina Faso et ailleurs.
     
    Cependant, Dagnogo Adama, infirmier d’Etat à la Formation sanitaire d’Adjamé (Abidjan), insiste sur le fait que le soumbara "ne saurait jouer son rôle de régulateur de tension s’il n’est pas naturel et pur".
     
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    This article was originally published on SciDev.Net. Read the original article.

  • Les boutons sur le visage « aïe »

    Il n’y a rien de plus embarrassant, voire désagréable que de voir l’élément de base (visage) qui vous permet d’être identifié, recouvert de boutons. Surtout, la gêne que cela occasionne lorsque vous vous trouvez dans un cadre où vous côtoyez d'autres personnes.

    A travers cet article, je vais vous montrer des méthodes que vous pourriez utiliser pour vous débarrasser de ces intrus qui envahissent votre visage.   
        

    Qu’est-ce qui cause ces boutons sur le visage ?

    Les boutons se forment principalement à la suite d’une augmentation de la production de sébum ou hyper séborrhée. Le sébum est une substance huileuse que la peau produit naturellement afin de se protéger du froid ou des rayons du soleil. En effet, l’apparition des boutons sur le visage est due à plusieurs facteurs notamment ; l’acné, une allergie (à un médicament, au soleil, aux produits cosmétiques), une infection virale ou bactérienne. De plus, il arrive parfois pendant la grossesse que le changement hormonal ait des conséquences sur le visage en provoquant des boutons.

    Quels types de boutons peut-on avoir sur le visage ?

    • Microkystes (comédons fermés) :ce sont des points blancs, causés par l’accumulation de sébum, de bactérie C, acnés et kératine, protéines des cellules de la peau.
    • Comédons ouverts :ce sont des points noirs, causés par l’oxydation du sébum.
    • Papules (boutons rouges enflammés) :ils sont caractérisés par leur grosseur et rougeur, douloureux et chaud au toucher.
    • Pustules (boutons jaunes enflammés) :ils ont un contenu purulent. Ils peuvent se vider et se résorber, mais ont tendance à récidiver.
    • Nodules :ils sont présents dans les formes les plus graves d’acné. Ce sont de gros boutons enflammés arrondis, palpables dans ou sous la peau. Ils peuvent évoluer vers un abcès, sa rupture et la formation de marques résiduelles.

    Comment éviter d’avoir les boutons sur le visage ?

            Pour prévenir les boutons, il existe par mal de méthodes et techniques. Cependant, je vais vous donner des conseils de base qui vous permettront d’éviter l’apparition des boutons tels que :

    • Nettoyez régulièrement vos mains et votre visage avec du savon au pH neutre et sans parfum. Changez régulièrement vos draps.
    • Nettoyez et démaquillez toujours votre peau au coucher pour éviter que les bactéries ne s’accumulent dans vos pores durant les nuits.
    • Faites des gommages doux du visage une à deux fois par semaine afin d’éliminer les peaux mortes et l’excès de sébum.
    • Réalisez une à trois fois par semaine un masque nettoyant désincrustant pour vous débarrasser en profondeur la peau des impuretés.
    • S’il arrive que vous percez un bouton, nettoyez bien la peau et laissez-la sécher sans le gratter pour éviter la propagation des bactéries et la formation d’une cicatrice.
    • Utilisez des produits de beauté et maquillages adaptés à votre type de peau (grasse, sèche ou mixte) non comédogène (notifié sur l’emballage).
    •  Utilisez des produits d’hygiène bio qui ne contiennent pas de substances chimiques irritantes et allergisantes.

     Que peut-on faire pour libérer votre visage de ces boutons

    Pour se débarrasser des boutons sur le visage, plusieurs astuces existent comme l’utilisation de :

    • L’huile de plante à thé

    Déposez quelques gouttes de l’huile sur un coton de tige et appliquez directement sur les boutons. Laissez toute la nuit si possible pour un meilleur résultat.

    L’huile de thé est un antiseptique, antibactérienne et anti-inflammatoire ayant des propriétés qui purifient la peau et font disparaitre les imperfections.

    • L’argile verte

    Déposez un petit peu d’argile verte sur vos boutons.  Laissez poser jusqu’à ce que l’argile soit sèche et le rincez à l’eau tiède.

    L’argile verte est reconnue pour ses vertus antibactériennes et cicatrisantes. Le combo parfait pour lutter contre les boutons.

    • Le dentifrice

    Appliquez une petite dose de dentifrice sur vos boutons. Laissez poser toute la nuit et rincez à l’eau tiède. Mais attention, il est conseillé de le faire deux ou trois jours maximum pour ne pas assécher la peau de votre visage.

    Le dentifrice est un vieux remède de grand-mère pour assécher les boutons. Cependant, il est impératif d’utiliser un dentifrice naturel avec moins de fluor possible de couleur blanche, sans microbille et qui ne blanchit pas les dents.  

    • Un sachet de thé

    Laissez infuser le sachet de thé vert dans l’eau chaude. Une fois infusé, laissez-le refroidir un peu, étant tiède déposez-le sur les boutons et laissez agir plusieurs minutes.

    Le thé vert contient beaucoup d’antioxydants ce qui aide à réduire les boutons.

    • Le blanc de l’œuf

    Appliquez le blanc de l’œuf sur les boutons. Laissez sécher et rincez à l’eau tiède.

    Le blanc de l’œuf est un aliment qui permet d’éliminer les boutons et les impuretés de la peau

    • La tomate

    Appliquez quelques tranches fines de tomate sur les zones de boutons.

    La tomate est composée de vitamines A et C qui ont des vertus anti-infectieuses.

     

    Conseil de médecin :En cas d’apparition de bouton sur le visage, quelle qu’en soit la cause, il est fortement déconseillé d’essayer de les percer ou de les couper. Cela peut provoquer une surinfection bactérienne et aggraver les boutons.

     

     

    Par, SAWADODO D. Cyrille

     

     

  • Mariage d’enfants en Afrique subsaharienne

    « Les innocentes » : Coup de projecteur sur le mariage précoce

    Bien que l'âge du mariage soit généralement en hausse, le mariage précoce ou le mariage d'enfants ou d'adolescents âgés de moins de 18 ans est encore largement pratiqué.

    Cette pratique d'épouser des enfants, en particulier des filles, avant l'âge de 18 ans est dénommée « le mariage précoce ». C’est une pratique qui restreint le droit des enfants à l'éducation, met leur santé en péril et entrave les efforts de développement national.

    Chaque année, des milliers de jeunes filles à travers l’Afrique sont données en mariage forcé avant l’âge de 18 ans, et au pire des cas avant l’âge de 11 ans. Parfois, le partenaire qu’on impose à ces jeunes filles est trois fois, voire quatre fois plus âgé qu’elles.

    Cette pratique est fréquente en Afrique Subsaharienne, notamment au Burkina Faso où plus de la moitié des filles est mariée avant l’âge de 18 ans.

    Un constat accablant !    

    AKOURA ! Si jeune et déjà mère

    Certes, le mariage forcé concerne également des garçons ; les filles, elles, restent cependant les premières victimes de ce drame qui s’apparente, il faut le rappeler, à un viol conjugal permanent, dont les dimensions pédophiles révoltantes doivent de surcroît être soulignées. Toutes les sept secondes dans le monde, une fille de moins de 15 ans est mariée.

    Le mariage précoce, n’en doutons pas, est un mariage forcé car il est inenvisageable qu’une enfant puisse y consentir librement.

    Autre statistique terrifiante : on compte dans le monde pas moins de 12 millions de filles dont l’enfance a été volée.

    Ces « épouses-enfants » sont non seulement exposées aux dangers de grossesses précoces, mais aussi à une « existence d’asservissement domestique et sexuel sur laquelle elles n’ont aucun pouvoir », car le mariage précoce et forcé s’inscrit, il ne faut pas en douter, dans l’ensemble des violences faites aux femmes et aux filles. 

     

     

    Mutilations sexuelles féminines : une menace toujours présente

    Les pays Africains ne font pas l’unanimité sur la  législation de la pratique

    Si de nombreux pays africains ont réalisé de grands progrès en matière d’égalité entre garçons et filles, beaucoup reste à faire pour que les jeunes filles puissent se marier à un âge légal avec le partenaire de leur choix. En effet, plusieurs pays africains dont 41 de l’Afrique subsaharienne, ont pris part à la Convention internationale des droits de l’enfant(CIDE) et ont jugé nécessaire, voire utile de fixer l’âge minimum du mariage à 18 ans ou plus pour les filles. Cependant, pendant que 37 pays sur 41(soit 90%) se démenaient pour légiférer sur l’âge minimum du mariage à 18 ans, douze d’entre eux admettaient le mariage avant l’âge de 18 ans avec le consentement des parents, qui sont ainsi autorisés à marier leurs filles avant qu’elles n’atteignent l’âge adulte. De plus, dans presque tous les pays d’Afrique subsaharienne, les lois relatives au mariage prévoient des dispositions qui autorisent le mariage d’enfant en vertu du droit coutumier ou d’autres circonstances (telles que la grossesse), sans conditions d’âge minimum. En Éthiopie, par exemple, le ministre de la Justice a le pouvoir discrétionnaire d'autoriser les mariages avant 18 ans. Au Burkina Faso, c'est le tribunal civil. Les parents peuvent également demander des licences de mariage pour mineurs dans plusieurs pays. En Angola, la loi admet que les parents épousent leurs filles à 15 ans ou leurs fils à 16 ans, même si l'âge du mariage est de 18 ans.

    Les véritables raisons de cette pratique

    La pauvreté est la principale raison du mariage précoce et forcé. En effet, Il est souvent très difficile pour certaines familles d’avoir ne serait-ce qu’un seul repas par jour. Les parents, dans l’optique que leur fille ait à manger au quotidien, préfèrent la donner en mariage et espérer ainsi avoir une éventuelle stabilité financière. Il y a également le facteur « tradition » qui est très important dans la prise de décision. Dans certaines traditions, se marier avant l’apparition des premières règles permettrait à la jeune fille d’accéder facilement au paradis. La pression sociale n’est pas mise en marge, parce qu’elle découle très souvent de la tradition et joue un rôle prépondérant. Marier une fille sur qui circule des rumeurs est la seule solution face à une grossesse hors mariage, source de déshonneur pour la famille. De plus, la sous-information constitue aussi un facteur essentiel. Les parents pensent naïvement  que le mariage dès le jeune âge permet de protéger leur fille de maladies sexuellement transmissibles et d’éventuelles violences qu’elles pourraient subir dans le futur. Enfin, le facteur discrimination est le dernier facteur déterminant. Le mariage précoce et forcé peut être une manière de s’assurer de l’obéissance des filles à leur mari mais parfois aussi à leur famille.

    Les conséquences fâcheuses du mariage précoce

    Conséquences logique du mariage des enfants

    Eu égard à tout ce que nous pouvons constater autour de nous, nous pouvons affirmer sans pour autant nous tromper que le mariage précoce n’a que des conséquences dévastatrices tant sur le plan physique, intellectuel, psychologique, émotionnel, sanitaire qu’éducatif. En effet, se marier jeune implique les risques de violences conjugales et sexuelles car elles ont souvent tendance à légitimer ce qu’elles subissent. De même, pour les maladies, les jeunes filles mariées très tôt ont en réalité plus de chance d’attraper le VIH que leurs camarades car leur conjoint est plus souvent infecté. De plus, une grossesse précoce est la conséquence logique du mariage des enfants.

    Il y a donc là encore des risques en termes de santé, pour la mère comme pour l’enfant. En effet, le corps de la jeune fille n’est en réalité pas encore prêt. Les complications à l’accouchement sont ainsi beaucoup plus nombreuses. Il faut aussi souligner l’impact dévastateur sur les études, parce qu’une fois mariée, il est difficile, voire impossible de poursuivre les études quand bien même l’éducation des mères est essentielle pour les enfants.

    Les filles, impuissantes face à cette situation, se retrouvent dans l’impasse puisqu’elles sont condamnées à vivre dans l’inconfort. Enfin, elles se retrouvent ainsi mises au pilori de la pauvreté. Les parents en les mariant, espèrent les voir mener une vie meilleure que la leur. Malheureusement, c’est avec impuissance qu’ils se voient emprunter le chemin du non-retour.

     

     

     

    A quand la fin ?

    Le NIGER, le TCHAD, la RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE, le MALI, la GUINÉE, le BURKINA FASO, le SOUDAN DU SUD, la MOZAMBIQUE, la SIERRA LEONE et le NIGERIA : Voici là les dix pays africains les plus touchés par le mariage précoce en fonction de leurs taux de prévalence.

    Si l’Afrique n’agit pas immédiatement, le nombre de filles-épouses sera multiplié par 2 à l’horizon 2050 et deviendra de ce fait la région ayant le plus grand nombre de filles-épouses.

    En effet, afin de mener à bien sa vision d’émergence et de développement décrite dans l’agenda 2063, l’Afrique  doit associer à son engagement, les stratégies, les actions et les ressources coordonnées qui permettront d’éradiquer le mariage des enfants et de donner à chaque fille l’opportunité de prospérer.

    Aujourd’hui, nous avons une occasion unique d’agir sur cette dynamique et d’accélérer les efforts pour aider à changer la vie des filles et des jeunes femmes partout en Afrique. Plus concrètement, autonomiser les filles, mobiliser les familles et les communautés, fournir des services, établir et appliquer les lois et les politiques.

    Car la fin du mariage des enfants nécessite un travail qui se renforce mutuellement dans ces domaines. Malgré toute cette volonté affichée par les pays africains d’abolir le mariage des enfants, il sied toujours de s’interroger : « A quand la fin ? ».

    Le mariage des enfants est un défi auquel tous les pays africains sont confrontés. Au cours des dernières années, ce phénomène a gagné en importance dans les programmes de développement internationaux et nationaux.

     

     

    Lutte contre le mariage précoce

    DA Yeri Anny Gladys

     

  • RDC : Le virus Ebola a encore frappé

    Confrontée à la pandémie de la COVID-19 avec plus de 23 000 cas confirmés et plus de 600 décès, la République Démocratique du Congo (RDC) faisait face à la onzième épidémie de la maladie à virus Ebola dans la province de l’Equateur dans le Nord-Ouest ; elle a causé la mort de 55 personnes sur 130 cas dénombrés. Par ailleurs, après la déclaration de la guérison du dernier cas le 16 octobre 2020. Il a été annoncé officiellement le 18 novembre 2020 la fin de la onzième vague de l’épidémie.

    Cependant, un décès dû à l’épidémie a été déclaré dans le village de Biena (territoire de Butembo) dans le Nord-Kivu (Est) après analyse d’échantillon de sang de la victime avant sa mort le 03 février 2021. En effet, comme l’a souligné le ministre congolais de la Santé Eteni Longondo à la télévision nationale le 07 février 2021 en ces termes : « il s’agit d’une cultivatrice, épouse d’un survivant à virus Ebola, ayant présenté en date du 01 février, les signes types de cette maladie ». Plus loin il ajouta : «il y a une résurgence du virus d’Ebola à l’Est de la RDC ».

    En outre, pour freiner la propagation de cette épidémie dans la zone, « des épidémiologistes de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) sont en train d’enquêter sur place » et « plus de 70 contacts ont été identifiés », écrit le Bureau Afrique de l’OMS dans un communiqué du 07 février 2021 de Brazzaville. En affirmant que « la désinfection des sites visités par le patient est également en cours », puis il précise que Butembo « était l’un des épicentres de la précédente éidémie d’Ebola dans l’Est de la RDC » et qu’il « n’est pas rare que des cas sporadiques surviennent après une épidémie majeure ».

    Par la suite, un second cas décès dû à ce virus a été enregistré dans la même région l’a indiqué le Bureau de l’OMS dans un tweet : « à la date du 10 février 2021, l’OMS a reçu la notification d’un 2ème cas confirmé dans la zone de santé de Masoya », en précisant qu’il s’agissait d’une cultivatrice de 60 ans, ayant : « un lien épidémiologique avec le premier cas », décédée le 10 février 2021. Cependant, lors d’une réunion virtuelle le 11 février 2021, le Directeur général de l’OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus a affirmé qu’avec ce deuxième cas d’Ebola, plus de 200 contacts ont été identifiés. Et que les épidémiologistes de l’OMS sont sur le terrain pour enquêter.

    Certes, une douzième vague de l’épidémie n’a pas encore été déclarée. Mais en mi-novembre 2020 le ministre congolais de la Santé avait prévenu que : « le risque élevé de résurgence (de la maladie à virus Ebola) reste permanent ». De ce fait avec ce nouveau cas d’Ebola le pays risque d’être confronté à une douzième épidémie d’Ebola.

    Origine de la maladie

    La maladie à virus Ebola, autrefois appelée fièvre hémorragique à virus Ebola est due au virus Ebola, qui appartient à la famille des filoviru. Cette maladie apparue pour la première fois en 1976 a été identifiée par Peter Piot et une équipe internationale dont le professeur congolais Muyembe, lors de deux flambées simultanées, l’une à Nzara une zone isolée (aujourd’hui Soudan du Sud) et l’autre dans un village appelé Yambuku, qui se trouve près de la rivière Ebola en RDC, d’où le nom de la maladie.

     

    Mode de transmission et symptômes

    Par ailleurs, le virus Ebola aurait comme hôte naturel certaines chauves-souris et peut être transmise à d’autres espèces animales (singes, chimpanzés, gorilles, antilopes, porcs épics, …) puis à l’homme par les fluides corporels d’animaux sauvages (sang, sécrétions, organes ou liquides biologiques). Aussi, aux populations par transmission interhumaine à la suite de contact direct avec le sang ou liquide biologique d’une personne atteinte ou décédée d’Ebola, ou encore avec des objets qui ont été contaminés par des liquides biologiques provenant d’un sujet ou d’un corps d’une personne décédée de cette maladie.

    Cependant, la durée d’incubation du virus varie de 2 à 21 jours et les premiers symptômes possibles de la maladie sont une fièvre, des maux de tête, mal de gorge, des douleurs musculaires et des frissons. S’en suit des vomissements, la diarrhée, l’éruption cutanée, des symptômes d’insuffisance rénale et l’hépatite ou la toux avec expectoration de sang et, dans certains cas une hémorragie interne et externe (exemple, saignement de gencives, sang dans les selles). Mais, il convient de signifier que les sujets humains ne sont pas contagieux tant qu’ils ne développent pas les symptômes. 

    Soulignons que l’épidémie d’Ebola, depuis son identification en 1976 a été plus grave vers fin décembre 2013 en Guinée, avant de s’étendre au Libéria, puis à la Sierra Leone causant plus de victimes dans ces trois pays. Cependant des cas moindres ont été enregistrés au  Mali, au Nigeria et au Sénégal. Il y a eu également une exportation de quelques cas Occident notamment, l’Espagne, les Etats Unis, le Royaume-Uni et l’Italie.  Entre 2014 et 2016 la résurgence de la maladie à virus Ebola a touché dix pays.

    Les efforts d’éradication

    Dans le but de stopper la propagation de cette épidémie, plusieurs actions ont été menées surtout, la prise en charge des cas de contagions par isolation puis, la désinfection de l’environnement des sujets et plusieurs campagnes de sensibilisation à la manipulation et la consommation d’animaux sauvages (voire l’interdiction). Dans cette situation, pour freiner l’épidémie et la contagion interhumaine, certaines précautions anti-infectieuses doivent être suivies comme se laver régulièrement les mains, isoler les malades, éviter tout contact de la peau et des muqueuses avec les liquides infectés.

    De nombreux vaccins expérimentaux ont montré une certaine efficacité contre l’Ebola notamment, le vaccin nommé EVERBO mis sur le marché en novembre 2019, jugé très efficace par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), qui protège contre la souche Zaïre du virus Ebola. Or, il en existe six espèces connues qui sont : le Zaïre (Ebov), Soudan (SUDV), Bundibugyo (BDBV), Forêt de Taï (TAFV), Reston (Restv) et Bombali. Les quatre premiers touchent les humains. Si la souche Zaïre est de loin la plus dangereuse et virulente avec un taux de mortalité de 90%, l’émergence ou la réémergence d’autres souches reste possible. D’où l’importance de développer un vaccin contre toutes ces souches de l’Ebola.

    Précautions à prendre

    Pour se protéger de l’infection par le virus Ebola, il est fondamental d’appliquer des mesures spécifiques de prévention et de lutte, en lavant régulièrement les mains, éviter tout contact avec les liquides biologiques de cas suspects ou confirmés d’Ebola, et en s’abstenant de manipuler ou de préparer les corps d’animaux ou des défunts si le virus d’Ebola est la cause suspectée ou avérée du décès.

     

    Par, SAWADODO D. Cyrille

  • Récette a base de soumbala (néré)

    Ingrédients

    • Deux pintades ou deux poules (ou des morceaux de poisson fumé),
    • 1 boule et 1/2 de Soumbala en grains (ou l’équivalent écrasé),
    • du poivre noir en grains,
    • une tomate fraîche,
    • 2 kg de riz long grains,
    • 4 gros oignons,
    • 1 /2 bouquet de persil,
    • 6 gousses d’ail,
    • 2 cuillères à soupe de gingembre en poudre ou écrasé,
    • Trois verres d’huile.

    Préparation

    1. Découper et rincer les morceaux de pintade,
    2. Mettre le tout dans une cocotte,  y rajouter du sel et  de l’eau jusqu’à recouvrir ⅔  de la viande,
    3. A mi-cuisson rajouter la moitié du gingembre une cuillère de soumara et  du  poivre,
    4. Laisser cuire jusqu’à ce que la viande devienne tendre,
    5. Laver le riz et le mettre au dessus d’un couscoussier une fois l’eau bouillante,
    6. Refermer le couscoussier et précuire le riz une vingtaine de minutes en le retournant une fois.
    7. Le riz est bien précuit, quand la surface de  riz au dessus du couscoussier est dure (le doigt peine à y rentrer).
    8. Couvrir et réserver le riz,
    9. Pendant ce temps découper trois gros oignons en lamelles, nettoyer les gousses d’ail et équeuter le persil,
    10. Dans une grande cocotte faire chauffer trois verres d’huile et faire revenir les oignons dans l”huile à feu moyen,
    11. Écraser l’oignon restant avec une poignée généreuse de poivre noir, de soumara (1 grosse boule), une tomate, le persil, l’ail et le gingembre,
    12. Rajouter délicatement la pâte obtenue aux oignons en friture,
    13. Remuer régulièrement avec une spatule jusqu’à obtenir une belle couleur dorée,
    14. Mettre les morceaux de viande (ne pas verser le bouillon si restant) ou le poisson  fumé nettoyé, un piment entier et laisser mijoter,
    15. Retirer la viande et le piment, puis rectifier le niveau de sel et rajouter le riz tout en remuant régulièrement,
    16. Rajouter le reste du bouillon de viande et de l’eau jusqu’ à recouvrir le riz d’un centimètre maximum,
    17. Réduire le feu à feu doux et laisser cuire une quinzaine de minutes,
    18. Tourner une fois le riz, mettre les morceaux de viande au dessus du riz, recouvrir de papier aluminium le tout,
    19. Refermer la cocotte et laisser cuire une quinzaine de minutes,
  • Rhumatisme : la solution des plantes, comme le gingembre

    Le corps humain est une merveilleuse mécanique composée de 206 os, assemblés par des articulations, tenus par des tendons, mobilisés par des muscles. Mais cette horlogerie de précision s’use, se grippe, s’enflamme et provoque alors des douleurs ou une gêne fonctionnelle. Torticolis, lombalgie, lumbago, sciatique, douleurs d’arthrose sont des termes connus et redoutés par nombre d’entre nous.


    La médecine douce, avec à sa tête l’ostéopathie, l’acupuncture, la mésothérapie, mais aussi l’oligothérapie, la (micro) nutrithérapie et la phytothérapie, représente pour ces problèmes mécaniques ou inflammatoires une excellente alternative ou le complément idéal à une prise en charge médicale que les patients jugent souvent trop lourde (anti-inflammatoires, infiltrations) ou inadaptée et qu’ils redoutent et tentent d’ailleurs régulièrement d’éviter[1].

    “Il a été démontré que des constituants du gingembre ont des propriétés pharmacologiques imitant les médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens sur des leucocytes humains”

    Amel Bouzabata

    Les maladies rhumatismales sont une cause importante d'invalidité dans le monde entier. Les affections rhumatismales chroniques font peser une lourde charge sociale et économique sur toutes les sociétés, pas seulement sur celles où l’espérance de vie est élevée[2].

    Vieillissement, chocs, mouvements répétés, stress, fatigue, sédentarité et aussi mauvaise alimentation mettent nos articulations à rude épreuve. Les rhumatismes -sous forme d'inflammation ou d'usure des cartilages- visent différentes parties du corps : dos, nuque, épaules, colonne vertébrale, genoux, hanches, pieds, mains...

    Toutes les articulations peuvent être affectées et les douleurs obligent parfois à des traitements anti-inflammatoires et antalgiques au long cours. Ces derniers soulagent, mais entraînent des effets secondaires, comme des gastrites, des ulcères, voire des hémorragies digestives[3]. En Algérie, plus de 3 millions de personnes sont touchées par le rhumatisme inflammatoire.

    Il y a beaucoup plus d’une centaine de maladies rhumatismales et il est impossible de les envisager toutes. Cependant, les principaux rhumatismes sont : l’arthrose, le rhumatisme articulaire aigu, la polyarthrite rhumatoïde et la goutte qui sont soit d’origine inflammatoire, soit d’origine immunitaire. Mais, des facteurs génétiques et environnementaux pourraient également jouer un rôle.

    A titre d’exemple, le taux d’acide urique est influencé par des facteurs métaboliques et environnementaux comme l’alimentation, la prise d’alcool ou les médicaments. Autre exemple, l’arthrose qui englobe une variété hétérogène d'affections articulaires et peut provoquer des douleurs et des destructions invalidantes est fortement liée à l’âge [2].

    L’arthrose est une affection extraordinairement fréquente, principalement liée au vieillissement. Elle associe dégradation, réparation, inflammation du cartilage articulaire, de l’os et des tissus avoisinants, ce qui entraine des douleurs, des craquements, une déformation, dont se plaignent les malades [1].

    Maladies auto-immunes

    La polyarthrite rhumatoïde (PR) est la plus fréquente des diverses formes de rhumatismes inflammatoires chroniques regroupées sous l’appellation d’arthrites chroniques. Elle fait partie de ce que l’on appelle les maladies auto-immunes, maladies ou l’immunité agresse le propre corps de la personne atteinte. Elle est donc d’origine immunologique (auto-immune)[4].

    Le processus inflammatoire de la polyarthrite rhumatoïde est contrôlé par un réseau complexe de cellules et de molécules solubles organisées en chaine, dont un des maillons est constitué des cytokines pro-inflammatoires. Ces molécules induisent la production locale de médiateurs pro-inflammatoires responsables de la différentiation des lymphocytes T infiltrant l’articulation en cellules pro-inflammatoires[5].

    Actuellement, quelques espèces médicinales sont connues pour leurs effets anti-inflammatoires, car elles inhibent la production de médiateurs pro-inflammatoires. Nous citons cinq espèces très utilisées pour le traitement naturel des rhumatismes: la griffe du diable (Harpagophytum procumbens Burch.), le curcuma (Curcuma longa L.), le gingembre (Zingiber officinale Roscoe), la reine des près (Filipendula ulmariae (L.) Maxim.), et le saule blanc (Salix alba L.).

    La griffe du diable, connue sous le nom de l’harpagophyton, est une plante vivace rampante de la famille des pedaliaceae, dont la racine peut atteindre 2 kg. On utilise les racines secondaires tubéreuses [3]. Cette plante a été utilisée par les sorciers de Namibie pour soulager les douleurs rhumatismales [1].

    Elle renferme, dans ses racines, des molécules de la famille des iridoïdes. Actuellement, on reconnait ces molécules comme des molécules anti-inflammatoires, puisqu’elles inhibent la production de monoxyde d’azote (NO) et de médiateurs pro-inflammatoires.

    Une étude plus récente a montré que cet effet anti-inflammatoire serait dû à leur métabolite produit dans un mécanisme enzymatique par la béta-glucosidase. De plus, l’harpagophyton module aussi la migration des leucocytes sur le site inflammatoire et produit un effet antalgique périphérique[6].

    “En Afrique, notre réservoir naturel regorge de substances naturelles anti-inflammatoires qui sont encore inconnues à ce jour. Des recherches devraient être menées pour encourager la découverte de nouvelles thérapeutiques anti-rhumatismales”

    Amel Bouzabata

    Le saule blanc est utilisé empiriquement depuis l’antiquité pour soulager les douleurs rhumatismales et combattre la fièvre. Sa richesse en acide salicylique d’où a été tirée par synthèse l’aspirine à la fin du XIXe siècle, permet de comprendre son efficacité.

    Ces deux premières plantes peuvent être préparées et conditionnées par le pharmacien, seules ou associées sous forme de gélules, de poudre, d’extraits secs, etc.

    Le curcuma est une plante herbacée vivace et rhizomateuse de la famille des zingibéracées qui atteint 60 à 100 cm de hauteur. Le curcuma possède une tige souterraine charnue appelée « rhizome » qui donne naissance à des rhizomes secondaires. Les rhizomes secs du Curcuma longaL. contiennent 3 à 5 % de curcumine, et l’oléorésine des rhizomes en contient 40 %. La synthèse des prostaglandines responsables des phénomènes inflammatoires est inhibée par le curcuma. L’effet de la curcumine sur l’arthrose a été validé, réduisant la destruction cartilagineuse dans cette maladie[7].

    Le gingembre est une plante vivace rhizomateuse herbacée de la famille des zingibéracées, atteignant 90 cm de hauteur. Ses rhizomes sont aromatiques, lobés épais, jaunâtres pâles. Au début des années 1980, il a été signalé pour la première fois que le gingembre avait une action anti-inflammatoire, en prouvant son action inhibitrice sur la synthèse des prostaglandines.

    Par la suite, il a été démontré que les gingérols, ainsi que les shogaols tous constituants du gingembre, ont des propriétés pharmacologiques imitant les médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens sur des leucocytes humains. Plus récemment, il a été démontré que les composés actifs du gingembre agiraient contre les cytokines qui sont des hormones synthétisées et sécrétées au niveau des sites de l’inflammation[8].

    Le saule blanc et la reine-des-prés sont les deux plantes qui ont permis la mise en évidence de l’acide salicylique ou aspirine et ses propriétés anti-inflammatoires, antalgiques, fébrifuges ainsi que sa qualité d’antiagrégant plaquettaire. Leurs principes actifs ne sont pas identiques mais elles ont en commun les dérivés salicyliques.

    Propriétés anti-oxydantes

    Toutes deux sont riches en flavonoïdes qui ont des propriétés anti-oxydantes et anti-inflammatoires. Les anthocyanines, ces colorants naturels, ont quant à elles des propriétés anti-radicalaires, donc indirectement anti-inflammatoires. Les dérivés salicylés comme le salicylate de méthyle et l’alcool salicylique seront biotransformés en acide salicylique [6]. Ces plantes sont préparées par le pharmacien et indiquées dans le traitement de l’arthrose, seules ou associées sous forme de teinture mère, de gélules, de poudre ou encore d’extraits secs, etc. [1].

    En Afrique du Nord, d’autres espèces sont connues pour leurs effets anti-inflammatoires. Par exemple, le Peganum harmala L. de la famille des zygophyllacées, plus connu sous le nom de harmel, est utilisé pour ses graines riches en alcaloïdes : harmane, harmine, harmaline, harmalol. Quant au Lepidium sativum L. de la famille des brassicacées, connu sous le nom de cresson alénois, il est utilisé pour ses feuilles riches en flavonoïdes[9].

    Il y a également le Retama raetam Webb, de la famille des fabacées, appelé également retam, qui est un arbuste saharien utilisé pour ses parties aériennes. Il est riche en flavonoïdes, en alcaloïdes, et en polysaccharides[10]. Enfin, nous citons également une plante connue en Afrique du Nord sous le nom d’inule visqueuse, Dittrichia viscosaL. Elle est utilisée pour ses parties aériennes préparées en infusion[11].

    Par ailleurs, l’aromathérapie joue également un rôle efficace pour nous soulager des douleurs de ce mal connu sous le nom «des adorateurs de fromage», des maux qui se résolvent avec un ensemble de techniques de médecine naturelle et en premier lieu en transformant l’alimentation quotidienne. Au Japon, à l’apparition des yaourts et des produits laitiers, les rhumatismes, l’arthrose, la goutte sont devenus courants, alors qu’ils n’existaient pas auparavant[12].

    L’application par friction ou massage de l’huile essentielle de genièvre et lavande, ou avec le mélange suivant : huile essentielle gaulthérie, huile essentielle de genièvre, huile essentielle de pin sylvestre, huile essentielle de romarin, HE de térébenthine, à part égale soulage des douleurs rhumatismales. [12].

    En Afrique, notre réservoir naturel regorge de substances naturelles anti-inflammatoires, qui sont encore inconnues à ce jour. Des recherches devraient être menées pour encourager la découverte de nouvelles thérapeutiques anti-rhumatismales, une thérapeutique qui reste complexe par sa diversité d’origine et d’étiologie.

    Amel Bouzabata est maître de conférences en Pharmacognosie à laFaculté de Médecine, Rue Zaafrania, BP 205, Annaba, 23000. Algérie

     

    References


    [1] Rafal S. Mon guide des médecines douces pour une santé au quotidien. Marabout Référence, 2014.
    [2] OMS. Maladies rhumatismales. Série de rapport technique 816, Genève, 1992.
    [3] Bartczak S. 5 plantes contre l'arthrose et les douleurs rhumatismales, publié le 07/01/2014 (http://www.lepoint.fr/sante/5-plantes-contre-l-arthrose-et-les-douleurs-rhumatismales-07-01-2014-1777662_40.php#xtatc=INT-500).
    [4] Finckh A. Facteurs de risque pour le développement d’une polyarthrite rhumatoïde, Revue Médicale Suisse N° 421, 2014, p581.
    [6] Cazau- Beyret N. Prise en charge des douleurs articulaires par aromathérapie et phytothérapie. Thèse pour le diplôme de doctorat en pharmacie, Université Toulouse III Paul-Sabatier, 2013.
    [7] Goetz P. phytothérapie de l’inflammation (partie I). France, 2011.
    [8] Perotto C. L’utilisation des plantes et de leurs principes actifs dans le traitement de la douleur à travers le monde. Thèse pour diplôme de doctorat en pharmacie, Université de Limoges, 2013.
    [9] Falana H.N., Nakhleh W.H. A Review Article Lepidium sativum (Garden cress), 2014.
    [10] Hadj Moussa A. Contribution à l'étude in vitro de l'effet des extraits de feuilles de Retama raetam sur l'activité de l'α-amylase. Mémoire pour diplôme d’étude supérieur en biologie, option : biochimie, Université Abou Bekr Belkaid, Tlemcen, 2012.
    [11] Fadli S.S., Zidane M.L., Douira A. Etudes floristique et ethnobotanique des plantes médicinales de la ville de Kénitra (Maroc). Lazaroa 31: 133-146, 2010.
    [12] GrosJean N. Le grand livre de l’aromathérapie Eyrolles, 2013

     

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