N’Djamena dénonce une justice « à géométrie variable ». Cette décision fait suite à des pressions américaines. Elle intervient dans un contexte de tensions régionales.
Le Tchad a notifié son retrait de la Cour pénale internationale (CPI) le 27 juillet 2026. Le gouvernement critique vivement l’institution. Il lui reproche une justice sélective et une concentration sur l’Afrique . Pour justifier sa position, N’Djamena cite des chiffres précis. Sur les treize enquêtes de la CPI, neuf visent des États africains. Parmi les sept détenus actuels, six sont poursuivis pour des situations africaines . Selon le gouvernement tchadien, cette « concentration durable » prouve une instrumentalisation politique de la Cour . Le retrait devient effectif dans un an, après notification à l’ONU . Ce départ rejoint celui du Mali, du Niger et du Burkina Faso .
Cette décision fait suite à un échange téléphonique avec Washington. Jeudi 23 juillet, un responsable américain a encouragé le Tchad à réexaminer son adhésion . Le ministre tchadien a nié toute pression directe . Les États-Unis mènent une offensive diplomatique contre la Cour. Ce retrait survient alors que le Tchad est accusé d’implication dans la guerre au Soudan. L’avocat Vincent Brengarth craint un affaiblissement de la justice internationale . Pour les victimes du « Jeudi noir » de 2022, l’espoir de voir les crimes jugés s’amenuise . N’Djamena affirme pourtant rester attaché à la lutte contre l’impunité .
Aristide HAZOUME
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