La plateforme C64 a publié jeudi une déclaration commune. Elle accuse le président Félix Tshisekedi d’être responsable de la mort d’un manifestant. Les violences ont eu lieu mardi lors d’une marche contre la révision constitutionnelle. Les opposants dénoncent aussi l’inertie de la communauté internationale.
La manifestation du 15 septembre était autorisée à Kinshasa. Elle a dégénéré en affrontements avec des partisans du pouvoir. Manassé Lomboto Bomengola, cadre du parti ADD Congo, a été tué. Des sources locales évoquent l’absence de traces de coups sur le corps. Les circonstances exactes du décès restent inconnues. Environ 70 personnes ont été arrêtées dans le Haut-Katanga. Une dizaine d’interpellations ont eu lieu à Mbandaka. Le gouverneur provincial de Kinshasa dément tout décès.
Dieudonné Bolengetenge, secrétaire général d’Ensemble pour la République, a lu la déclaration. « La C64 tient Monsieur Félix Tshisekedi pour responsable de cet assassinat », a-t-il déclaré. La coalition dénonce l’action de la milice Force du progrès, liée au pouvoir. Elle accuse la police et l’armée d’avoir appuyé ces miliciens. La C64 déplore « l’indulgence » des États-Unis et de l’Union européenne. Elle réclame une médiation neutre pour sortir de la crise. La Cour constitutionnelle a validé en juillet une loi ouvrant la voie à un référendum. L’opposition y voit une manœuvre pour un troisième mandat de Tshisekedi.
Aristide HAZOUME
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