Zohran Mamdani, maire de New York, a relancé le débat sur les biens coloniaux. Mercredi 29 avril, il a appelé le roi Charles III à restituer le diamant Koh-i-Noor, à la veille de leur rencontre au mémorial du 11-Septembre. Cette déclaration dépasse ainsi le cadre de la commémoration officielle.
Interrogé par la presse, l’édile a évoqué la possibilité d’une discussion alternative. Il a déclaré qu’il encouragerait le souverain à rendre ce joyau historique. Le Koh-i-Noor reste l’un des diamants les plus célèbres au monde. Sa valeur est estimée à plusieurs centaines de millions d’euros, et son histoire, partiellement documentée, demeure controversée. La pierre a été intégrée à la Couronne britannique en 1849, à la suite de l’annexion du Pendjab par la Compagnie des Indes orientales. Depuis, sa présence au Royaume-Uni suscite des tensions diplomatiques.
L’Inde réclame officiellement sa restitution depuis 1947, mais d’autres États contestent également sa propriété historique : l’Iran, le Pakistan et l’Afghanistan revendiquent aussi ce trésor. Au Royaume-Uni, la polémique reste vive. Lors du couronnement de 2023, Camilla n’a pas porté ce diamant, un choix interprété comme un geste d’apaisement.

Vives réactions et silence de la Couronne
De son côté, Zia Yusuf, porte-parole de Reform UK, a vivement réagi, dénonçant une déclaration « offensante » et qualifiant les propos du maire d’« attaque contre la monarchie ». Toutefois, aucune confirmation d’un échange direct n’a été donnée. La Couronne britannique reste silencieuse sur toute restitution, et les positions officielles n’ont pas évolué récemment. Enfin, le débat sur le patrimoine colonial reste mondial : plusieurs institutions occidentales font face à des demandes similaires. Pour l’heure, le Koh-i-Noor demeure au cœur des tensions historiques.
Aristide HAZOUME