L’élection présidentielle burundaise aura lieu le 3 mai 2027. L’annonce officielle émane de la Commission électorale nationale indépendante (Céni). Sept partis d’opposition ont boycotté la réunion de présentation du calendrier. Mais, ils réclamant l’ouverture préalable d’un dialogue politique.
La Céni officialise le calendrier électoral
La Commission électorale nationale indépendante du Burundi a fixé la date du scrutin présidentiel au 3 mai 2027. L’information a été communiquée vendredi matin lors d’une réunion à Bujumbura. Le président burundais, Évariste Ndayishimiye, dirige le pays depuis juin 2020. Son parti prépare déjà activement cette échéance électorale. La Céni affirme que plusieurs préparatifs sont déjà achevés : le calendrier électoral et le budget du scrutin seraient finalisés. Des campagnes d’éducation citoyenne ont également été lancées récemment. Selon le président de la Céni, Prosper Ntahorwamiye, des formations seront proposées à plusieurs acteurs : partis politiques, médias, magistrats et forces de sécurité.
L’opposition réclame un dialogue politique
Sept partis d’opposition ont boycotté la réunion organisée par la Commission électorale. Ils dénoncent les conditions actuelles du processus électoral et réclament un dialogue politique inclusif avant toute avancée, ainsi qu’une révision globale du cadre électoral burundais. Les autorités burundaises défendent quant à elles un processus « libre et transparent ». Le gouvernement insiste sur la stabilité et la paix avant le scrutin.
En avril 2026, le pouvoir avait officiellement lancé la campagne nationale d’éducation électorale, une initiative visant à mobiliser les électeurs en vue de 2027. Le CNDD-FDD, parti au pouvoir, a déjà désigné Évariste Ndayishimiye comme candidat potentiel, plus d’un an avant l’élection présidentielle. Le scrutin de 2027 s’annonce donc décisif pour l’avenir politique du Burundi.
Aristide HAZOUME