Le président nigérian Bola Tinubu briguera un second mandat en 2027. Investi par son parti, l’APC, à Abuja, il a défendu ses réformes économiques controversées, promettant une prospérité durable malgré une inflation persistante.
Tinubu assume des réformes économiques contestées
Bola Tinubu a officiellement accepté l’investiture de l’APC dimanche à Abuja, devant plusieurs dirigeants du parti. Âgé de 74 ans, le chef de l’État vise un second mandat présidentiel, après avoir largement remporté la primaire interne. Dans son discours, il a reconnu les difficultés économiques actuelles inflation et hausse du coût de la vie – tout en affirmant comprendre les souffrances des Nigérians. Il défend ses réformes comme indispensables à la relance économique. « Nous gouvernons avec honnêteté et action », a-t-il déclaré. Depuis 2023, son administration a supprimé les subventions sur le carburant et libéralisé le taux de change du naira. Ces mesures, saluées par plusieurs investisseurs étrangers et par le Fonds monétaire international, restent néanmoins impopulaires auprès d’une partie de la population.
L’opposition ciblée avant le scrutin de 2027
Le président a également attaqué les partis d’opposition, qu’il accuse d’exploiter les difficultés économiques. Selon lui, ses adversaires manquent d’une vision macroéconomique cohérente. Il appelle les Nigérians à soutenir la continuité des réformes engagées. Le contexte politique reste favorable au président sortant : l’opposition nigériane apparaît divisée. Plusieurs figures majeures ont récemment quitté une coalition d’opposition, fragilisant les ambitions de l’alliance anti-Tinubu. Bola Tinubu conserve ainsi l’avantage du pouvoir, d’un appareil politique solide et du contrôle de plusieurs États stratégiques du Nigeria. L’élection présidentielle est prévue pour janvier 2027.
Aristide HAZOUME