La Communauté urbaine de Yaoundé lance un enregistrement numérique obligatoire pour les taxis. Chaque conducteur recevra un QR Code personnel. Chaque véhicule aura un identifiant unique. L’objectif : renforcer la sécurité et moderniser la gestion du transport. La campagne se clôturera le 5 octobre 2026. Passé ce délai, des sanctions seront appliquées.
Une réforme pour sécuriser et moderniser le transport urbain
Yaoundé engage une réforme majeure de son secteur des taxis. L’enregistrement numérique devient incontournable pour tous les propriétaires et conducteurs. L’arrêté municipal a été signé le 25 juin 2026. Il concerne les taxis jaunes de première catégorie. Chaque chauffeur obtiendra gratuitement un QR Code. Chaque véhicule recevra un numéro de portière unique. Les anciens numéros seront progressivement remplacés. Les passagers pourront scanner le QR Code. Ils vérifieront ainsi l’identité du conducteur.
La plateforme Taxi-Yaoundé centralisera toutes les données. La GIZ, coopération allemande, apporte son soutien technique. Les autorités veulent renforcer les contrôles et lutter contre les fraudes. Elles entendent aussi réduire le transport clandestin. Les informations collectées resteront confidentielles. Seuls les services habilités y auront accès.
Des réactions contrastées avant les premières sanctions
Les opérations d’enregistrement ont débuté dans les mairies. Les propriétaires doivent fournir leurs documents administratifs. Les conducteurs présentent leur permis et leur badge professionnel. Plusieurs chauffeurs saluent une meilleure organisation. D’autres dénoncent un mauvais choix de priorité. Ils estiment que l’état des routes reste le vrai défi.
Les syndicats favorables espèrent une baisse du transport clandestin. Ils invitent les chauffeurs à s’enregistrer rapidement. La campagne s’achèvera le 5 octobre 2026. Après cette date, les taxis non enregistrés seront sanctionnés. L’arrêté prévoit la mise en fourrière. La municipalité veut instaurer une discipline stricte. Cette réforme s’inscrit dans la modernisation de la mobilité. Elle protège mieux les passagers et numérise le secteur.
Aristide HAZOUME