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Le gouvernement malgache a officialisé une hausse du salaire minimum d’embauche (SME) dans le privé, via un décret publié . Applicable depuis le 1er mars, cette mesure oblige les employeurs à verser quatre mois de rappels de salaire. Si les syndicats saluent cette avancée, ils réclament un dialogue social élargi et une rémunération plus en phase avec l’explosion du coût de la vie.

Le salaire minimum bondit avec effet rétroactif

Le gouvernement malgache a officialisé une revalorisation du salaire minimum d’embauche (SME) dans le secteur privé. Le décret, est assorti d’un effet rétroactif au 1er mars, contraignant les employeurs à régulariser quatre mois d’arriérés de salaires. Désormais, le SME s’établit à 300 000 ariary pour le secteur non agricole et à 304 300 ariary pour le secteur agricole. Cette augmentation, qui concerne l’ensemble des catégories professionnelles, est présentée par les autorités comme un soutien au pouvoir d’achat des ménages.

Les discussions sur les nouvelles grilles salariales ayant duré plusieurs mois, le ministère du Travail a d’ores et déjà programmé une nouvelle majoration : à compter d’octobre 2026, le salaire minimum passera à 315 000 ariary.

Les syndicats entre satisfaction et revendications

Les organisations syndicales ont accueilli favorablement cette revalorisation, mais sans masquer leurs réserves. Elles jugent l’augmentation insuffisante face à une inflation qui grignote durablement le pouvoir d’achat. Selon elles, le nouveau montant reste en deçà des besoins réels des ménages.

Le Randrana Sendikaly déplore par ailleurs l’absence d’un véritable dialogue social. Son secrétaire général appelle à des concertations nationales plus inclusives, associant effectivement tous les partenaires sociaux. Les syndicats plaident pour une meilleure prise en compte des réalités économiques dans les futures négociations. Le patronat, qui avait exprimé des réserves durant les discussions, n’a pas été entendu sur tous les points. Toutefois, les autorités assurent poursuivre les échanges avec les différents acteurs concernés.

Cette revalorisation, l’une des plus significatives de ces dernières années, marque une nouvelle étape dans la politique sociale du gouvernement malgache, tout en laissant entrevoir des tensions persistantes sur le front du dialogue social et de la lutte contre la vie chère.

Aristide HAZOUME

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