De nouvelles frappes russes ont endeuillé Soumy et Odessa, faisant six morts et une vingtaine de blessés. Kiev dénonce une escalade des attaques, tandis que Moscou revendique des tirs contre des infrastructures militaires et logistiques.
Lourd bilan humain après les bombardements
La Russie a pilonné plusieurs régions ukrainiennes mercredi, ciblant Soumy, dans le nord du pays, et Odessa, grand port stratégique du sud. À Soumy, des bombes planantes ont tué trois civils et blessé dix-sept autres personnes, dont un adolescent de 16 ans, a indiqué le gouverneur régional, Oleh Hryhorov. Les secours sont rapidement intervenus sur les sites impactés. À Odessa, les autorités locales rapportent trois morts et trois blessés. La région est visée pour le cinquième jour consécutif. Des missiles et des drones ont endommagé un entrepôt, un gazoduc et plusieurs bâtiments, selon le gouverneur Oleh Kiper.
L’armée de l’air ukrainienne précise que la Russie a lancé 122 drones d’attaque durant la nuit, dont 101 ont été interceptés, ainsi que deux missiles. Selon le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, le mois de juin 2026 a enregistré le plus lourd bilan civil en Ukraine depuis avril 2022, les pertes s’alourdissant sur plusieurs lignes de front.
Moscou justifie ses frappes par des cibles logistiques
De son côté, le ministère russe de la Défense assure avoir frappé les ports d’Odessa, de Tchornomorsk et de Dnipro-Boug, présentés comme des points d’approvisionnement essentiels pour les forces ukrainiennes. Moscou affirme également avoir visé des dépôts de carburant, des usines de fabrication de drones et des navires de soutien militaire. Ces allégations n’ont pu être vérifiées de manière indépendante.
En réaction, l’Ukraine intensifie ses opérations en mer d’Azov, ciblant des cargos russes afin de perturber les échanges commerciaux et l’approvisionnement de la Crimée annexée. Selon les autorités russes, ces contre-attaques contraignent désormais Moscou à étudier des itinéraires alternatifs pour sécuriser ses flux logistiques. Alors que les combats font rage sur plusieurs segments du front, les frappes aériennes quotidiennes aggravent une crise humanitaire déjà profondément alarmante.
Aristide HAZOUME