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Plus de 8,7 millions d’électeurs sont attendus jeudi pour un scrutin présidentiel et législatif tendu. Le président sortant Hakainde Hichilema brigue un second mandat face à treize adversaires, dont le principal opposant Brian Mundubile.

La campagne électorale s’est déroulée dans un climat de tensions et d’allégations d’intimidation. Les Zambiens aspirent avant tout à un vote apaisé. “Ce que j’attends, c’est que l’on vote dans le calme, sans violences”, confie Ceshas Tembo, chauffeur de bus. Donald Mwale, chômeur à Lusaka, abonde : “Nous voulons simplement des élections pacifiques.”

Un duel entre deux visions

Le scrutin oppose deux alliances majeures. Hichilema, 64 ans, a succédé en 2021 à Edgar Lungu. Son bilan économique est contrasté. Il a restructuré la dette du pays et relancé la croissance. L’inflation a ralenti à 6,5 % en juin, son plus bas niveau depuis huit ans. Mais les bénéfices peinent à toucher les citoyens ordinaires. Plus de 70 % de la population vit avec moins de trois dollars par jour. Face à lui, Brian Mundubile, 55 ans, ancien allié de Lungu. Cet avocat et député chevronné a surgi en tête de l’opposition fragmentée. Son alliance critique le coût de la vie et le chômage, fléaux persistants.

Des attentes sociales criantes

Les jeunes, qui représentent près de la moitié des inscrits, sont un électorat clé. Donald Mwale résume l’espoir général : “Nous attendons que davantage d’emplois soient créés pour la jeunesse.” Semi Malama, étudiant en médecine, nuance : “L’économie semble bien se porter sur le papier, mais nous n’en ressentons pas encore les effets.” Les résultats sont attendus le 17 août selon la commission électorale. La communauté internationale observe ce test majeur pour la démocratie zambienne.

Aristide HAZOUME

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