Nairobi tente d’apaiser la controverse née des propos du président Ruto. Musalia Mudavadi exclut toute interdiction générale visant les étrangers.
Le Premier secrétaire de cabinet s’est exprimé jeudi lors d’un briefing diplomatique. Musalia Mudavadi dément toute mesure discriminatoire envers les commerçants étrangers. Le Kenya cherche uniquement à réguler les activités commerciales existantes. Les règles s’appuient sur le protocole du marché commun est-africain. Elles reposent aussi sur la législation nationale kényane en vigueur. Le président William Ruto avait fixé un ultimatum le 2 septembre. Le secrétaire principal Korir Sing’Oei avait ensuite dénoncé une interprétation erronée. Les propos présidentiels concernaient initialement le projet de loi Local Content. Les commerçants disposant de permis valides restent protégés par la loi. Le ministre Lee Kinyanjui avait apporté des précisions similaires auparavant. L’entrée sans visa n’ouvre toutefois aucun droit automatique au commerce.
Un délai de régularisation pour les ressortissants est-africains
Les autorités promettent une action ferme après le délai accordé. Un permis de classe R reste gratuit pour les citoyens régionaux. Il concerne les ressortissants de sept pays voisins du Kenya. Tanzanie, Ouganda, Rwanda, Burundi et Soudan du Sud en bénéficient. La RDC et la Somalie complètent cette liste de pays. Mudavadi met en garde contre les intermédiaires facturant ce document. Il promet des poursuites contre quiconque menace des étrangers résidents. Des centaines de Burundais avaient sollicité un rapatriement par crainte de violences. Ils redoutaient des scènes similaires à celles observées en Afrique du Sud. Aucun décompte officiel des commerçants concernés n’a pour l’instant été publié. Le Kenya reste, selon le gouvernement, ouvert aux investissements étrangers créateurs d’emplois.
Aristide HAZOUME