L’ambassade de France au Cameroun retire ses nouvelles restrictions financières. La mesure contestée visait les étudiants admis en écoles privées.
Le consulat français avait durci ses conditions le 10 juillet 2026. Les candidats devaient prouver le paiement intégral de leur scolarité. Une somme équivalente bloquée sur un compte était sinon exigée. Cette exigence avait provoqué une manifestation devant l’ambassade à Yaoundé. Les autorités françaises évoquaient une hausse préoccupante des fraudes documentaires. Elles citaient de faux relevés bancaires et attestations falsifiées. Les demandes de visa avaient bondi de 400 % depuis 2018. Plus de 6 000 candidatures ont été enregistrées en 2025. Le collectif Cap Études avait saisi le tribunal administratif de Paris. L’association dénonçait une mesure discriminatoire et juridiquement contestable.
Un retrait confirmé après saisine du tribunal parisien
Le ministère des Affaires étrangères a confirmé le retrait le 4 septembre. Une audience des référés s’est tenue le 7 septembre à Paris. Le communiqué du 10 juillet est désormais jugé nul. Les étudiants pourront à nouveau payer un premier acompte seulement. Salomon Ondoua, coordinateur de Cap Études, salue cette décision cruciale. Il évoque un allègement financier important pour les familles camerounaises. L’ambassade précise que chaque dossier restera examiné avec rigueur. La soutenabilité financière du projet étudiant reste un critère d’évaluation. L’étudiant Jean-Jacques, déjà refusé une première fois, espère désormais obtenir son visa. L’ambassade promet l’ouverture de nouveaux créneaux via TLS Contact. Cette mesure vise à résorber le retard accumulé ces dernières semaines.
Aristide HAZOUME