La Coalition Article 64 a mobilisé ses partisans ce mardi 15 septembre 2026 à Kinshasa. L’opposition dénonce un projet de révision constitutionnelle. Elle y voit une manœuvre pour ouvrir la voie à un troisième mandat du président Félix Tshisekedi.
Des centaines de manifestants se sont rassemblés mardi 15 septembre 2026 à Kinshasa. Le rassemblement était à l’appel de la Coalition Article 64 (C64). Cette plateforme réunit Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Jean-Marc Kabund, Augustin Matata Ponyo et Delly Sesanga. La coalition s’oppose au projet de révision constitutionnelle. Elle demande aux parlementaires de ne pas modifier les dispositions sur le nombre de mandats présidentiels. Élu en 2018 puis réélu en 2023, Félix Tshisekedi achève son second mandat en 2028. L’opposition estime que la réforme pourrait lui ouvrir la voie à une nouvelle candidature.
Le parcours de la manifestation a été modifié après un accord avec les autorités. Les cortèges convergent vers le boulevard Triomphal, près de l’école Sévigné. Ils ne se dirigent plus vers le Palais du Peuple. Un dispositif de sécurité encadre la mobilisation. Pour la C64, l’urgence n’est pas constitutionnelle. La situation sécuritaire dans l’est, les difficultés économiques et les questions sociales doivent primer. Des responsables proches du pouvoir ont appelé à ne pas manifester. Les rassemblements sont aussi interdits à Lubumbashi et à Kindu.
La CNDH appelle à la retenue
La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) a appelé au calme. Elle a alerté sur des messages sur les réseaux sociaux évoquant des armes blanches. Elle demande aux organisateurs de prévenir toute infiltration. Elle appelle les autorités à traiter individuellement les éventuelles infractions. La manifestation intervient au lendemain d’une réunion interinstitutionnelle présidée par Félix Tshisekedi. Les responsables ont évoqué la paix, la cohésion nationale, le budget 2027 et la résurgence d’Ebola.
Aristide HAZOUME