Les enseignants de LASU, LASUED et LASUSTECH ont déclenché une grève totale et illimitée le 15 septembre. Le mouvement fait suite à l’expiration d’un ultimatum de 14 jours adressé au gouvernement de l’État de Lagos.
Un ultimatum ignoré par les autorités de Lagos
L’Academic Staff Union of Universities (ASUU) a déclenché une grève totale et illimitée dans trois universités publiques de Lagos. Les établissements concernés sont Lagos State University (LASU), Lagos State University of Education (LASUED) et Lagos State University of Science and Technology (LASUSTECH). La décision a été prise après l’expiration d’un ultimatum de 14 jours. Cet ultimatum avait été adressé au gouvernement de l’État le 31 août 2026. L’ASUU affirme avoir envoyé un dernier avertissement le 10 septembre. Le syndicat déclare que le gouvernement a laissé la date limite du 13 septembre passer sans engager de dialogue.
La revendication principale porte sur la transposition intégrale de l’accord fédéral. Cet accord a été conclu en décembre 2025 entre le gouvernement fédéral nigérian et l’ASUU. Le syndicat exige son application dans les trois universités de Lagos. Il réclame notamment l’allocation consolidée pour les outils académiques (CATA). Des garanties sociales pour les enseignants en activité et à la retraite sont aussi demandées.
Un soutien national et des appels au calme
L’action a reçu le soutien de la direction nationale de l’ASUU. Le syndicat précise que sa décision ne vise pas les directions des établissements. Les branches de LASU, LASUED et LASUSTECH appellent les étudiants et leurs familles au calme pendant l’interruption des activités académiques.
L’ASUU souligne que plusieurs États voisins ont déjà appliqué l’accord. Le syndicat cite notamment Ogun, Osun, Oyo, Abia et Enugu. Il estime que Lagos, avec ses ressources considérables, ne devrait pas choisir l’inaction. La grève se poursuivra jusqu’à une résolution satisfaisante. L’ASUU exige que le gouvernement signe, domestique et mette en œuvre les dispositions de l’accord de 2025. Le syndicat maintient qu’il reste ouvert au dialogue constructif.
Aristide HAZOUME