Amnesty International a exhorté mardi Alger à renoncer à son projet de reprise des exécutions. Le président Tebboune veut étendre la peine de mort aux incendiaires et aux ravisseurs d’enfants, après les feux meurtriers d’août.
Amnesty International a appelé mardi le gouvernement algérien à abandonner son projet de reprise des exécutions capitales. L’organisation a demandé un moratoire officiel comme première étape vers l’abolition totale. L’Algérie n’a procédé à aucune exécution depuis 1993.
Tebboune veut étendre la peine capitale
Le 30 août, le président Abdelmadjid Tebboune a ordonné au ministre de la Justice de réviser le Code pénal. Objectif : rétablir la peine de mort pour les incendiaires avant le 15 septembre. Le 6 septembre, il a étendu la mesure aux ravisseurs et agresseurs d’enfants. Les incendies survenus entre le 26 et le 30 août ont tué au moins 12 personnes. Amnesty évoque un bilan plus lourd, citant plus de 70 morts dans une seule commune. L’ONG accuse Alger d’utiliser ce projet pour réprimer l’opposition. Elle rappelle que la peine de mort n’a pas d’effet dissuasif.
Aristide HAZOUME