Le candidat Horizons a dévoilé, jeudi 17 septembre 2026, son programme d’adaptation au changement climatique. Lors d’un déplacement aux Ponts-de-Cé, près d’Angers, l’ancien Premier ministre a proposé une « politique de sécurité climatique » structurée autour de trois axes : protéger, adapter, équiper.
Un fonds unique de 2 milliards d’euros par an
Édouard Philippe entend fusionner le Fonds Barnier et le Fonds vert. Ce fonds unique d’adaptation serait doté de 2 milliards d’euros par an. Le candidat promet aussi la construction d’un « Canadair français ». La sécurité civile intégrerait drones et intelligence artificielle. Il propose des réseaux de froid plutôt que la climatisation. L’adaptation des rythmes scolaires et professionnels est également prévue. Un « plan baignade » et un « plan montagne » complètent le dispositif. Le stockage de l’eau de pluie est jugé prioritaire pour l’agriculture. « Nous ne choisirons pas le climat de 2050. Mais nous pouvons choisir la France qui y fera face », a déclaré le maire du Havre.
Un positionnement entre le RN et LFI
Édouard Philippe a vivement critiqué le Rassemblement national. Il dénonce « le déni » du « Rassemblement climatosceptique » de Marine Le Pen. Il vise aussi « le dogme » anticapitaliste de La France insoumise. « On ne réussira pas l’adaptation climatique sans l’économie de marché », a-t-il affirmé. Le candidat assume ne pas être né dans l’écologie politique. Sa prise de conscience s’est renforcée après les incendies et canicules de l’été 2026. Le même jour, Marine Le Pen était au Porge, en Gironde, auprès des sinistrés des incendies. Édouard Philippe a raillé ceux qui « essaient de s’acheter un brevet d’écologie » par des photos. Il défend une écologie « régalienne » et une « écologie de solutions ». Il dit avoir « la foi » pour entraîner les Français.
Aristide HAZOUME