Le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) a publié mardi 1er septembre un rapport inédit reconnaissant le franchissement prochain du seuil de 1,5 °C. L’organisation appelle à « gérer ce dépassement » en limitant son ampleur et sa durée.
La planète s’est déjà réchauffée d’environ 1,4 °C par rapport à l’ère préindustrielle . Le seuil de 1,5 °C, objectif le plus ambitieux de l’accord de Paris, devrait être franchi de manière durable d’ici à 2030 . Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a martelé que « la lutte pour 1,5 °C est la lutte pour l’humanité » . « Chaque fraction de degré supplémentaire coûtera des vies humaines », a-t-il averti . La directrice exécutive du PNUE, Inger Andersen, a souligné qu’« il n’y aura aucune issue favorable si nous restons au-dessus de 1,5 °C » .
Un scénario optimiste à 1,8 °C
Le rapport esquisse une trajectoire : un pic de réchauffement à 1,8 °C, suivi d’un déclin pour repasser sous la barre de 1,5 °C d’ici à 2100 . Ce scénario demeure toutefois « théorique et incertain » . L’ampleur et la durée du dépassement sont les deux facteurs à maîtriser.
Réduire les émissions et capter le carbone
Pour contenir la hausse des températures, le PNUE appelle à accélérer la sortie des combustibles fossiles, à réduire les émissions de méthane et à développer les énergies renouvelables . Un futur à « émissions négatives » sera nécessaire, combinant restauration des écosystèmes et technologies de captage du CO2, dont le déploiement à grande échelle reste incertain .
Aristide HAZOUME