La ZANU-PF a investi Emmerson Mnangagwa comme candidat unique à la présidentielle de 2030. Le congrès électif du parti est reporté de 2027 à 2029. Ces décisions font suite à la réforme constitutionnelle promulguée en juillet.
La 23e conférence nationale de la ZANU-PF s’est achevée samedi 17 octobre à Chinhoyi. Les délégués ont désigné Emmerson Mnangagwa candidat unique du parti pour 2030. Le congrès électif, initialement prévu en 2027, est reporté à 2029. « Lors de notre congrès en 2029, notre président et notre candidat sera Son Excellence Mnangagwa », a déclaré Ziyambi Ziyambi, secrétaire aux affaires juridiques. Le chef de l’État, âgé de 83 ans, a présenté cette conférence comme un tournant. Il veut passer « des promesses aux performances, des déclarations aux réalisations ». Il a reconnu des divergences internes, les jugeant « prévisibles » au sein d’un mouvement politique.
Une réforme constitutionnelle contestée
Ces résolutions découlent des amendements constitutionnels promulgués en juillet 2026. Le mandat présidentiel a été prolongé de 2028 à 2030. Les mandats présidentiels et parlementaires passent de cinq à sept ans. L’élection présidentielle au suffrage direct est supprimée, au profit d’une désignation par le Parlement. La ZANU-PF dispose d’une majorité écrasante au Parlement. Cette réforme permet à Mnangagwa de rester au pouvoir jusqu’en 2030. Il dirigera alors le pays depuis treize ans.
Un parti derrière son leader
Les présidents provinciaux ont affirmé que les résolutions reflétaient la volonté de la base. Ils citent la stabilisation économique et le retour diplomatique du pays. Mnangagwa a exhorté les ministères à appliquer rapidement les décisions. Il a demandé des calendriers précis et des mécanismes de suivi.
Aristide HAZOUME