L’AES et la CEDEAO ont tenu samedi 17 octobre leur première réunion ministérielle à Dakar. Les deux blocs ont convenu de créer des groupes de travail pour préparer un accord-cadre. Ce rapprochement intervient 18 mois après le retrait des juntes sahéliennes.
La rencontre s’est tenue à Dakar, au Sénégal. Elle a réuni les délégations de l’Alliance des États du Sahel (AES) et de la CEDEAO. Le communiqué conjoint salue « un esprit de fraternité, de respect mutuel et d’ouverture ». Les deux parties disent vouloir « poser les bases de leur coopération ». La délégation de l’AES était conduite par Karamoko Jean-Marie Traoré. Le ministre burkinabè des Affaires étrangères préside le Comité ministériel de pilotage de la Confédération. Son homologue sénégalais Cheikh Niang menait celle de la CEDEAO. Il préside le Conseil des ministres de l’organisation. Les deux hommes ont coprésidé la réunion.
Des groupes de travail pour un accord-cadre
Les deux blocs ont décidé de créer des « groupes de travail thématiques conjoints ». Ces groupes mèneront des échanges techniques sur les domaines d’intérêt commun. Leurs résultats seront soumis aux ministres avant la prochaine session. L’objectif final est de conclure un « accord-cadre de coopération ». Les relations devront être guidées par le « bon voisinage » et le « respect de la souveraineté ». Le communiqué ne précise ni la composition des groupes ni un échéancier.
Un rapprochement après la rupture
Le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont quitté la CEDEAO le 29 janvier 2025. Les trois pays avaient fondé l’AES en septembre 2023. Des consultations avaient eu lieu à Bamako le 22 mai 2025. La réunion de Dakar marque la première session ministérielle officielle entre les deux blocs. La date et le lieu de la prochaine rencontre seront fixés par voie diplomatique.
Aristide HAZOUME