Au Cameroun, les récentes réformes adoptées par le Parlement suscitent une vive controverse. Après l’instauration d’un poste de vice-président dans la Constitution, les sénateurs ont validé une modification du code électoral le 7 avril 2026. Ces changements interviennent dans un contexte politique déjà sensible. Ce contexte est marqué par le report des élections législatives à 2027.
Parmi les mesures les plus critiquées figure la possibilité de prolonger sans limite les mandats des conseillers municipaux par décret présidentiel. Cette disposition alimente les inquiétudes de l’opposition. L’opposition y voit un affaiblissement du processus démocratique. Plusieurs figures politiques montent au créneau. Issa Tchiroma Bakary a appelé la diaspora à se mobiliser. Il dénonce ce qu’il qualifie de dérives anti-démocratiques. De son côté, Maurice Kamto dénonce un « coup d’État constitutionnel ». Il a lancé une pétition citoyenne en ligne. Face à ces critiques, le pouvoir défend sa position. Le Rassemblement démocratique du peuple camerounais soutient la réforme.
Selon lui, elle est conforme à l’histoire politique du pays. Il rappelle le précédent de la succession entre Ahmadou Ahidjo et Paul Biya. Dans ce climat tendu, l’opposition reste prudente. Aucune mobilisation publique n’est annoncée. En cause : les restrictions fréquentes sur les manifestations.
Aristide HAZOUME
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