La France a enregistré son premier cas de maladie à virus Ebola dans le cadre de la flambée actuelle. Il s’agit d’un médecin rapatrié de République démocratique du Congo (RDC), où sévit une épidémie d’une ampleur inédite. Pris en charge immédiatement à son arrivée, le patient a été placé à l’isolement ; les autorités sanitaires jugent le risque de propagation sur le sol national très faible.
Le ministère français de la Santé a confirmé, mercredi, le premier cas importé d’Ebola détecté sur le territoire national dans le cadre de cette épidémie. Le patient, un professionnel de santé revenant de RDC, a été testé positif dès son retour. Les protocoles de sécurité sanitaire ont été activés sans délai : le médecin a été placé en confinement strict avant même la réception des résultats de laboratoire. Les services de veille sanitaire procèdent actuellement au traçage des personnes qu’il a pu rencontrer. Le gouvernement souligne que le risque pour la population générale demeure négligeable grâce à la mise en œuvre rapide de ces mesures.
Ce cas importé intervient alors que la RDC traverse l’une des pires épidémies d’Ebola de son histoire. Déclarée officiellement le 15 mai 2026, elle a déjà provoqué plus de 1 000 cas confirmés et entraîné le décès de plus de 250 personnes. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a qualifié cette flambée de « plus rapide jamais observée » au cours du premier mois d’une épidémie en Afrique. La menace déborde les frontières congolaises : l’Ouganda voisin enregistre également plusieurs cas confirmés, contraignant les autorités des deux pays à intensifier les campagnes de dépistage, de surveillance et de traçage des contacts.
L’épidémie actuelle est causée par le virus Bundibugyo, une souche rare qui se distingue du virus Zaïre – pour lequel un vaccin homologué existe. À ce jour, aucun vaccin ni traitement spécifique n’est approuvé contre cette variante, bien que des essais cliniques soient en préparation. Face à la progression rapide de la maladie, l’OMS a déclaré une urgence de santé publique de portée internationale. L’organisation renforce son soutien logistique et scientifique à Kinshasa et à Kampala pour tenter d’endiguer la propagation du virus, tout en appelant à une vigilance accrue au niveau mondial.
Aristide HAZOUME
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