Une nomination à forte portée symbolique, dans un climat politique américain tendu sur l’immigration. comme évêque de Virginie-Occidentale. Cet ancien migrant salvadorien, entré clandestinement aux États-Unis, incarne une trajectoire exceptionnelle. Une nomination à forte portée symbolique, dans un climat politique américain tendu sur l’immigration.
Le Vatican a officialisé le 1er mai 2026 une nomination hautement symbolique : le pape Léon XIV nomme Evelio Menjivar-Ayala évêque du diocèse de Wheeling-Charleston, en Virginie-Occidentale. Il succède à Mgr Mark Brennan, dont la démission a été acceptée par le Saint-Siège.
Du Salvador aux chantiers américains
Agé de 56 ans, ce nouveau prélat est originaire du Salvador. En 1990, fuyant un conflit armé, il émigre aux États-Unis dans des conditions précaires, entrant sur le territoire sans papiers. Issu d’un milieu modeste, il multiplie à son arrivée les petits boulots : bâtiment, nettoyage, etc. Parallèlement, il apprend l’anglais, poursuit ses études et finit par intégrer un séminaire en Floride. Après une formation théologique à Rome, il est ordonné prêtre en 2004. En 2023, il devient évêque auxiliaire à Washington, s’imposant comme une figure montante de l’Église catholique américaine. Aujourd’hui, il devient le dixième évêque du diocèse de Wheeling-Charleston.
Une nomination qui bouscule le débat migratoire
Cette décision intervient dans un contexte politique sensible. Le pape Léon XIV critique régulièrement la politique migratoire des États-Unis, appelant à davantage d’humanité envers les migrants. Ses prises de position, qui ont notamment provoqué des tensions avec Donald Trump, suscitent des réactions contrastées. En nommant un ancien sans-papiers à une fonction épiscopale, le pontife envoie un signal fort au sein de l’Église : celui de la valorisation des parcours migratoires et de l’intégration. Cette orientation pastorale réaffirme la mission de l’institution auprès des plus vulnérables.
Aristide HAZOUME