Politique

France : L’ANEF réformée sous six mois

 Le Conseil d’État a donné six mois à l’État. La plateforme ANEF doit être corrigée. Dix associations avaient saisi la justice.

Décision contraignante du Conseil d’État

Le Conseil d’État a rendu une décision contraignante. La saisine remonte à plus d’un an. Les associations dénonçaient une rupture d’accès aux droits. La plateforme ANEF est obligatoire depuis 2021. Elle centralise les demandes de titres de séjour. Son fonctionnement est jugé gravement défaillant. Les usagers signalent des blocages fréquents. Les demandes de renouvellement échouent souvent. Des dossiers restent bloqués sans traitement. Aucune attestation de prolongation n’est délivrée. Les associations parlent d’un système techniquement limité.

Conséquences administratives et sociales majeures

Les conséquences sont lourdes pour les étrangers. Des personnes perdent leur emploi faute de titre. D’autres se retrouvent en situation irrégulière. Cela arrive malgré un dossier déposé à temps. La Défenseure des droits a alerté en 2024. Elle constate une hausse de 400 % des réclamations. Cette hausse concerne la période 2020 à 2024. Le Conseil d’État impose six mesures à l’État. La première est la délivrance systématique d’une attestation. Elle sera donnée dès le dépôt du dossier. La deuxième garantit un accès effectif à la plateforme. La troisième permet le dépôt de plusieurs demandes simultanées. La quatrième autorise la modification des données personnelles. La cinquième met en place un suivi individuel des dossiers. La sixième prévoit des sanctions en cas de retard.

Les associations saluent une reconnaissance des préjudices subis. Le ministère de l’Intérieur travaille sur des corrections techniques. Une enveloppe de 15 millions d’euros est débloquée. Quatre-vingts agents vont être recrutés. La plateforme n’était pas dimensionnée pour l’afflux post-Covid. En 2025, 1,2 million de titres ont été demandés. La capacité nominale était de 600 000 demandes. La décision du Conseil d’État est contraignante. L’État s’expose à des astreintes financières. Le gouvernement espère une stabilisation fin 2026. Les usagers attendent un service fiable et rapide.

Aristide HAZOUME 

redacteur3.0

Recent Posts

Colombie : Abelardo de la Espriella investi président à Cali

Le nouveau chef de l'État colombien a prêté serment ce vendredi 7 août à Cali.…

22 heures ago

RDC : Quinze détenus remis à l’AFC/M23, une première

Un convoi de quinze hommes a quitté Beni, le 6 août 2026, en direction du…

22 heures ago

Casino clandestin au Bamako : Dix Chinois refusés en liberté

Le tribunal de Bamako a rejeté la demande de mise en liberté provisoire des dix…

22 heures ago

Bénin : Patrice Talon élu président du Sénat

L'ancien chef de l'État a été élu président de la chambre haute, jeudi 6 août.…

22 heures ago

La CIJ fixe le calendrier de l’affaire RDC-Rwanda

La Cour internationale de Justice a publié cette semaine le calendrier de la procédure écrite.…

22 heures ago

Incendies ravageurs dans le nord-ouest des États-Unis et au Canada

Plus de 65 000 personnes ont fui les flammes à Spokane, dans l'État de Washington,…

2 jours ago