La France a réaffirmé son soutien à l’Afrique du Sud, après une décision controversée de l’administration Trump. Paris insiste sur le rôle légitime de Pretoria au sein du G20, alors que les tensions diplomatiques s’intensifient entre Washington et Johannesburg.
La polémique a éclaté après l’exclusion de l’Afrique du Sud d’un sommet organisé en Floride. Cette décision, perçue comme une provocation, a ravivé les tensions entre les deux pays, dans un contexte déjà fragile marqué par des divergences politiques et économiques. À Johannesburg, l’ambassadeur David Martinon a clarifié la position française : l’Afrique du Sud reste un membre à part entière du G20 et doit pouvoir participer à l’ensemble des réunions officielles. Une déclaration qui vise à contrer toute tentative de marginalisation de Pretoria sur la scène internationale.
Ces dissensions interviennent alors que l’Afrique du Sud s’apprête à assurer la présidence du G20 en 2025. Par ailleurs, des accusations récurrentes dénonçant des violences contre des agriculteurs blancs ont refait surface. Le gouvernement sud-africain rejette fermement ces allégations, qu’il qualifie de désinformation. Dans le même temps, Pretoria n’a pas été convié au prochain sommet du G7, prévu en juin en France. Ce rendez-vous diplomatique, volontairement plus restreint, a suscité des interrogations. Paris dément toute influence extérieure dans le choix des invités et assume une sélection stratégique.
La France explique avoir privilégié une participation limitée, en invitant notamment le Kenya. Ce choix s’inscrit dans une logique de format réduit et d’efficacité diplomatique, sans lien avec les tensions américano-sud-africaines. Le président Cyril Ramaphosa a réagi avec ironie, rappelant que son pays n’appartient pas au G7. Selon lui, aucune exclusion ne peut donc être invoquée. Une réponse élégante qui désamorce la polémique tout en réaffirmant la dignité de l’Afrique du Sud.
Ces événements illustrent les rivalités croissantes entre grandes puissances. Toutefois, la France plaide pour un dialogue constructif et une gouvernance mondiale plus inclusive. En soutenant l’Afrique du Sud, Paris envoie un signal clair : la légitimité des nations ne se décrète pas à Washington.
Aristide HAZOUME
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