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La cour d’appel de Paris a infirmé mercredi une décision de 2025. L’ex-première dame rwandaise devra faire face à de nouvelles investigations pour complicité de génocide.

La chambre de l’instruction a ordonné la poursuite des investigations. Elle a jugé le non-lieu « prématuré ». L’affaire est renvoyée devant les juges d’instruction. L’audience devait initialement se tenir le 8 avril. La cour avait demandé une prorogation sans explication.

Les accusations au cœur du dossier

Agathe Habyarimana est visée depuis 2008. Elle est soupçonnée de complicité de génocide et crimes contre l’humanité. La veuve de l’ex-président hutu Juvénal Habyarimana dirigeait l’« Akazu ». C’était le premier cercle du pouvoir hutu. Selon les parties civiles, elle a planifié les massacres contre les Tutsis. Elle aurait établi des listes de personnes à exécuter. Plusieurs témoins la mettent en cause lors de réunions préparatoires.

Agée de 83 ans, elle bénéficie du statut de témoin assisté. Elle n’a jamais été mise en examen. Son avocat, Me Philippe Meilhac, dénonce un dossier « vide ». Il estime que dix juges sont arrivés à la même conclusion. L’ordonnance d’août 2025 la présentait comme « victime » de l’attentat. L’attaque contre l’avion de son mari a déclenché le génocide. Plus de 800 000 Tutsis et Hutus modérés ont péri.

Les réactions contrastées

La FIDH salue « une victoire contre l’impunité ». Me Patrick Baudouin se félicite de cette avancée. Le Parquet national antiterroriste avait aussi fait appel. Les parties civiles espèrent désormais de nouvelles auditions. Elles réclament des investigations sur place, au Rwanda. La défense, elle, dénonce une procédure « qui s’enlise ». Me Meilhac attend les motivations écrites de la cour.

Aristide HAZOUME 

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