Face à l’augmentation continue du prix du diesel, les opérateurs télécoms kenyans accélèrent leur passage à l’énergie solaire. Objectif : réduire leurs coûts d’exploitation et sécuriser les réseaux ruraux, encore largement dépendants des générateurs.
Au Kenya, la hausse du prix du diesel chamboule le secteur des télécoms. Les opérateurs se tournent massivement vers le solaire pour réduire leurs dépenses et garantir la continuité des services dans les zones rurales, où le raccordement au réseau électrique national reste faible. En Afrique de l’Est, les tours télécoms dépendent encore fortement du diesel, les générateurs assurant la continuité du service mobile. Mais l’augmentation des prix du carburant aggravée par les tensions sur le marché pétrolier mondial modifie l’équilibre économique du secteur. Les coûts d’exploitation grimpent rapidement, mettant sous pression les opérateurs.
Selon la GSMA, l’énergie représente jusqu’à 60 % des coûts d’exploitation pour les réseaux non raccordés au réseau électrique. Cette part élevée rend ces infrastructures très coûteuses. À cela s’ajoute la logistique complexe et instable de l’approvisionnement en carburant, source régulière de ruptures et de coupures de service. Ces interruptions affectent non seulement les communications mobiles, mais aussi les services financiers, très dépendants du mobile au Kenya. Face à ce constat, le pays devient un terrain clé de la transformation énergétique. Les opérateurs cherchent des solutions plus durables, prévisibles et économiques
Safaricom accélère ses investissements verts en déployant des panneaux solaires et des batteries de stockage, avec l’ambition de réduire durablement sa facture énergétique. De son côté, Atlas Tower Kenya multiplie les sites hybrides : des centaines de tours passent progressivement au solaire, combinant panneaux, batteries et un recours limité au diesel en secours.
Le mouvement dépasse les frontières kényanes. MTN Group développe des projets similaires en Afrique australe, tandis qu’Airtel Africa renforce ses infrastructures solaires en Zambie et en République démocratique du Congo. Au Nigeria, la fin des subventions sur le carburant a également accéléré la transition, rendant le solaire plus compétitif. Ces réseaux hybrides améliorent la continuité du service : les interruptions liées au diesel diminuent dans plusieurs zones rurales, et les services mobiles gagnent en stabilité et fiabilité. En définitive, cette transition énergétique renforce la résilience des infrastructures télécoms et améliore l’accès numérique dans les zones isolées. Le secteur entre ainsi dans une phase de transformation structurelle durable.
Aristide HAZOUME
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