Georges‑Gilbert Baongla réclame un test ADN au Cameroun pour prouver sa filiation avec le président Paul Biya. L’affaire intervient dans un contexte de poursuites judiciaires, alors que les autorités maintiennent des convocations et des restrictions de déplacement à son encontre. Le dossier prend une tournure à la fois judiciaire et médiatique très sensible.
Au Cameroun, Georges‑Gilbert Baongla relance une controverse en affirmant être le fils aîné de Paul Biya. Il exige désormais des tests ADN pour établir cette filiation. Cette demande intervient après une convocation judiciaire récente : il était attendu à la gendarmerie le 28 avril pour des charges incluant usurpation de titre, diffamation et cybercriminalité.
Selon son avocat, Me Rufin Mayang, la procédure présente des irrégularités. Il conteste la validité de la convocation et évoque une impossibilité matérielle de comparution, son client se trouvant à l’étranger pour raisons médicales. Malgré cette justification, les autorités maintiennent leur position : une interdiction de sortie du territoire a été notifiée, et une nouvelle convocation est fixée au 4 mai. Le dossier est également suivi par les services du Secrétariat d’État à la Défense (SED).
Le dossier dépasse le cadre judiciaire classique. Il porte sur une question sensible de filiation présidentielle. Baongla conteste le statut de Franck Biya, qu’il présente comme n’étant pas l’héritier biologique direct du chef de l’État. Pour trancher ce différend, Baongla exige une expertise scientifique : des tests ADN impliquant trois personnes lui‑même, Franck Biya et Paul Biya.
Il souhaite que ces analyses soient réalisées à l’international, par des laboratoires reconnus et indépendants, afin d’en garantir la crédibilité. Les autorités judiciaires n’ont pas réagi à cette demande et poursuivent la procédure engagée contre l’intéressé. L’affaire suscite un fort intérêt médiatique au Cameroun, soulevant des questions juridiques et politiques sensibles. La suite dépendra des décisions judiciaires à venir, tandis que les convocations et enquêtes devraient se poursuivre prochainement.
Aristide HAZOUME
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