Un nouveau pas a été franchi à Rabat. Le Maroc, l’Espagne et le Portugal viennent de sceller un protocole inédit de coopération judiciaire, directement lié à l’organisation conjointe du Mondial 2030. Ce rapprochement vise à fluidifier la gestion des contentieux transfrontaliers lors de l’événement.
Conçu pour s’appliquer de 2026 à 2030, ce dispositif pourra évoluer en fonction des impératifs sécuritaires et juridiques du tournoi. Les trois pays entendent ainsi répondre efficacement aux situations criminelles susceptibles de traverser leurs frontières, notamment la cybercriminalité. Parmi les axes prioritaires : l’accélération des procédures, l’échange rapide d’informations et la modernisation des outils judiciaires. La dématérialisation des processus est expressément encouragée, afin de gagner en réactivité.
Ce partenariat ne se limite pas à l’aspect sportif. Il illustre une volonté commune de coordination approfondie entre Rabat, Madrid et Lisbonne, au-delà de l’événement lui-même. Pour la première fois, une compétition mondiale sera organisée conjointement par deux continents, Afrique et Europe. Ce cadre inédit exige une coopération judiciaire à la hauteur. En renforçant leur coopération stratégique sur le long terme, les trois capitales envoient un signal clair : la sécurité et la fluidité administrative sont au cœur de la réussite du Mondial 2030.
Aristide HAZOUME