À Marseille, la campagne municipale s’accélère. Ce lundi 16 mars, le maire sortant Benoît Payan a exclu toute alliance avec La France insoumise (LFI) pour le second tour. Pourtant, certains appellent à l’union de la gauche face à l’extrême droite.
Le socialiste est arrivé en tête au premier tour. Il a déjà déposé sa liste en préfecture. Pas question de fusionner avec les Insoumis, a-t-il fait savoir. « Ni compromission, ni arrangement », a-t-il déclaré devant la presse. Il veut lutter contre le Rassemblement national (RN), mais pas à n’importe quel prix.
Le RN est en embuscade. Son candidat Franck Allisio a obtenu 35 % des voix. LFI, menée par Sébastien Delogu, suit avec près de 12 %. Delogu rêvait d’un « front antifasciste ». Il dénonce une position « irresponsable ». Pour l’analyste Dorian Dreuil, cette tension s’explique aussi par des enjeux nationaux. Le Parti socialiste a donné sa consigne : pas d’alliance avec LFI. En coulisses, certains pensent déjà à la présidentielle ou aux sénatoriales. Le second tour pourrait opposer quatre listes. Outre Payan, Allisio et Delogu, Martine Vassal (droite et centre) est en lice avec 12,4 % des voix. Son maintien est encore incertain. Christian Estrosi, maire de Nice, l’encourage à se retirer pour faire barrage au RN.

Décision finale avant mardi 18 heures.
Dans les rues de Marseille, l’inquiétude grandit. Des habitants redoutent une victoire du RN. D’autres comprennent le refus d’alliance de Payan. La campagne a laissé des traces. La participation reste faible : seulement 52 % au premier tour. Le maire sortant espère désormais une remobilisation pour l’emporter face à la poussée de l’extrême droite.
Aristide HAZOUME