Les 39 élèves enlevés le 15 mai dernier dans l’État d’Oyo, dans le sud-ouest du Nigeria, ont été libérés après 56 jours de détention. Cinq enseignants, capturés lors de la même attaque, ont également été secourus. L’opération, menée conjointement par l’armée, la police et les services de renseignement, a été saluée comme une « réussite » par les autorités fédérales et locales.
L’attaque, survenue le 15 mai 2026, avait visé trois établissements scolaires de la zone d’Oriire. Les ravisseurs avaient emmené 39 élèves et cinq enseignants, plongeant leurs familles et la communauté éducative dans une profonde inquiétude. La libération des otages est intervenue à l’issue d’une opération coordonnée par les forces de sécurité nigérianes, mobilisant plusieurs unités militaires et spécialisées. Le gouvernement fédéral a confirmé que l’intervention avait bénéficié d’un appui logistique et de renseignement de haut niveau.
Le gouverneur de l’État d’Oyo, Seyi Makinde, s’est immédiatement rendu auprès des victimes, actuellement prises en charge dans un établissement médical militaire. « C’est un immense soulagement », a-t-il déclaré, avant de rendre hommage aux forces de sécurité pour « leur détermination sans faille ». Selon les autorités locales, les anciens otages présentent des signes de traumatisme psychologique. Un suivi médical et psychologique adapté leur sera proposé dans les prochains jours.
Si les enlèvements de masse dans les écoles étaient jusqu’ici principalement concentrés dans le nord du Nigeria, l’attaque d’Oyo marque une extension géographique de cette menace. Ce phénomène, utilisé par des groupes armés pour exercer des pressions financières ou politiques, suscite désormais une vive préoccupation dans tout le pays. Quelques jours après l’attaque d’Oyo, d’autres kidnappings ont été signalés dans l’État de Borno, région historique des violences jihadistes, rappelant l’ampleur du défi sécuritaire auquel le Nigeria est confronté.
La libération des élèves d’Oyo est accueillie avec un immense soulagement par les familles et l’opinion publique. Elle relance toutefois le débat sur la vulnérabilité des établissements scolaires, et sur la nécessité d’un dispositif national de protection renforcé pour les écoles, en particulier dans les zones rurales.
Aristide HAZOUME
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