Le Nigeria et les États-Unis ont mené de nouvelles frappes aériennes conjointes contre l’État islamique. Mais, l’opération a ciblée les combattants d’ISWAP dans le nord-est nigérian. Cette offensive intervient après l’élimination d’un important chef djihadiste. Après cet évènement, une série d’enlèvements d’enfants a aussi démarré dans le pays.
Le Nigeria et les États-Unis intensifient leur coopération militaire contre les groupes djihadistes. Ce dimanche 17 mai, des frappes aériennes conjointes ont visé des positions de l’État islamique dans la région de Metele, au nord-est du Nigeria. Selon l’AFRICOM (commandement américain pour l’Afrique), les renseignements confirmaient la présence de combattants d’ISWAP sur les sites ciblés. Aucun soldat américain ou nigérian n’a été blessé durant l’opération. De son côté, le quartier général nigérian de la Défense affirme que plus d’une vingtaine de djihadistes ont été éliminés, visés alors qu’ils effectuaient des mouvements stratégiques dans la zone.
Ces nouvelles frappes font suite à une précédente opération menée vendredi contre Abu-Bilal al-Minuki. Dans le même temps, les autorités américaines présentaient comme un dirigeant majeur de l’État islamique. Par ailleurs, Washington continue de renforcer son soutien militaire au gouvernement nigérian. Ainsi, l’AFRICOM affirmant vouloir réduire les capacités opérationnelles de l’EI en Afrique de l’Ouest.
Le Nigeria reste confronté aux violences de Boko Haram et d’ISWAP, qui multiplient les attaques contre les civils et les forces sécuritaires. Les régions proches du lac Tchad demeurent particulièrement instables, et les autorités nigérianes poursuivent leurs opérations pour détruire les bases djihadistes. Parallèlement aux opérations militaires, l’insécurité progresse dans plusieurs régions du Nigeria. Vendredi, 46 personnes ont été enlevées dans l’État d’Oyo, dont une majorité d’enfants âgés de deux à seize ans. Des hommes armés ont attaqué simultanément trois établissements scolaires à Esiele et Yawota, kidnappant plusieurs élèves, enseignants et responsables administratifs.
Après l’attaque, les autorités locales ont fermé temporairement les écoles voisines. Les établissements ont rouvert lundi sous surveillance sécuritaire renforcée. Ces nouveaux enlèvements relancent les inquiétudes sur la sécurité des écoles nigérianes, où les kidnappings massifs restent fréquents dans plusieurs régions du pays.
Aristide HAZOUME
Arrivé ce lundi 18 mai à Alger, le ministre français de la Justice, Gérald Darmanin,…
Des centaines de militants du Pastef ont manifesté dimanche à Dakar pour soutenir la candidature…
Un décret présidentiel publié ce 17 mai 2026 officialise la formation du nouvel exécutif djiboutien.…
Le président ougandais Yoweri Museveni a promulgué une loi controversée visant à limiter l’influence étrangère…
Face à une pénurie de carburant sans précédent, Cuba accuse Washington d’aggraver délibérément sa crise…
Des milliers de lycéens et d’étudiants ont manifesté à Santiago contre les mesures d’austérité du…