Le pape Léon XIV a rendu hommage dimanche aux victimes des attentats du 11 septembre 2001. Le premier pontife américain a appelé à renouveler l’engagement pour la paix dans le monde.
Le pape s’est exprimé en anglais après la prière de l’Angélus. Il s’adressait aux fidèles rassemblés place Saint-Pierre. « Je renouvelle mes prières pour ceux qui ont perdu la vie », a-t-il déclaré. Il a aussi prié pour ceux qui portent « les blessures » de ce jour tragique. Le pape a invité chacun à prier pour que Dieu accorde « le don de la paix » au monde. Il a prononcé ces mots deux jours après les commémorations officielles aux États-Unis.
Un premier pape américain face au souvenir
Le pape Léon XIV est né à Chicago en 1955. Il est le premier pape américain de l’histoire. Le 11 septembre 2001, Robert Prevost se trouvait à Rome. Il participait à une assemblée de son ordre religieux, les Augustins. Il dirigeait alors la province américaine de Chicago. Trois jours après les attentats, il était élu supérieur général de l’ordre. C’était le jour de son anniversaire. Il a occupé cette fonction jusqu’en 2012. Dans sa première homélie comme supérieur, il avait déjà évoqué les attentats. « La violence que le monde a vue la semaine dernière aux États-Unis est une expression tragique de problèmes », avait-il dit. Il avait aussi lié la haine et la violence à la pauvreté et à l’injustice.
Un appel à la paix dans un monde en conflit
Le pape a choisi de placer son hommage sous le signe de la prière. Il a aussi lancé un appel à la paix. « Le souvenir des événements tragiques d’il y a 25 ans nous pousse à renouveler notre engagement pour la paix », a-t-il déclaré en italien. Il a insisté sur la prière comme premier moyen d’y parvenir. Lors de l’Angélus, le pape a aussi invité à pardonner « sans mesure ». Selon lui, le pardon est indispensable pour construire la paix. Sans pardon, les conflits et les rancunes détruisent les relations et déclenchent des guerres. Cet appel intervient alors que de nombreux conflits continuent de faire des victimes dans le monde.
Aristide HAZOUME