Société

RDC : 36 civils tués dans des attaques attribuées aux ADF

Au moins 36 civils ont été tués dans l’est de la République démocratique du Congo lors d’attaques attribuées aux rebelles ADF, groupe affilié à l’État islamique. Les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri sont les principales touchées.

Attaques meurtrières au Nord-Kivu et en Ituri

Des attaques coordonnées ont visé plusieurs villages de l’est congolais. Près de Beni-Mbau, au moins 21 personnes ont été tuées depuis mardi. Une autre attaque, à Biakato (Ituri), a fait 15 morts jeudi. Les assaillants ont surpris les habitants dans leurs maisons isolées, utilisant tirs d’armes et machettes. Femmes et enfants figurent parmi les victimes. Plusieurs personnes sont portées disparues. Les zones rurales, difficiles d’accès, compliquent les secours. Les forces de sécurité ont lancé des opérations de ratissage, tandis que les populations fuient régulièrement leurs villages. Les autorités renforcent la présence militaire dans certaines localités. Selon des sources sécuritaires, le bilan pourrait encore s’alourdir.

Contexte sécuritaire et présence des ADF

Les ADF (Forces démocratiques alliées) opèrent depuis plusieurs années dans l’est de la RDC. Affiliés à l’État islamique selon de nombreux rapports, ils sont actifs principalement au Nord-Kivu et en Ituri. Depuis 2021, l’armée ougandaise intervient aux côtés des forces congolaises pour tenter de neutraliser les groupes armés. Malgré ces opérations, les attaques contre les civils se poursuivent régulièrement.

Amnesty International dénonce des crimes de guerre attribués aux ADF, évoquant enlèvements, violences sexuelles et recrutement d’enfants soldats. Les ONG appellent à une protection renforcée des populations civiles. La situation sécuritaire reste très préoccupante : des milliers de personnes sont déplacées à cause des violences. Les organisations humanitaires renforcent leur assistance dans les zones touchées. Les appels internationaux exigent l’arrêt des violences contre les civils. Les experts soulignent la complexité persistante de la crise. Les autorités promettent de renforcer les moyens de sécurité sur le terrain, mais les habitants réclament une protection durable. La coopération régionale (notamment avec l’Ouganda et la MONUSCO) reste essentielle pour stabiliser la région. Malgré les efforts militaires conjoints, les violences persistent.

Aristide HAZOUME 

redacteur3.0

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