En République démocratique du Congo, les principaux partis d’opposition ont lancé la coalition « C64 ». Leur objectif affiché : empêcher toute réforme constitutionnelle susceptible de favoriser un maintien prolongé du président Félix Tshisekedi au pouvoir. Cette mobilisation fait suite aux déclarations du chef de l’État évoquant un possible référendum constitutionnel et une éventuelle candidature au-delà de 2028.
Les grandes figures de l’opposition congolaise se serrent les rangs. À Kinshasa, elles ont officiellement lancé la coalition dénommée C64, une plateforme qui entend défendre l’ordre constitutionnel en RDC. Le nom fait directement référence à l’article 64 de la Constitution congolaise, lequel évoque le devoir de tout citoyen face à un exercice du pouvoir contraire aux règles constitutionnelles. La coalition rassemble plusieurs partis majeurs ainsi que des mouvements citoyens. Parmi ses figures de proue figurent Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Jean-Marc Kabund, Matata Ponyo et Delly Sessanga. Ensemble, ils entendent utiliser ce cadre légal pour empêcher toute modification institutionnelle qu’ils jugent contestée.
La coalition accuse le pouvoir en place de préparer un changement constitutionnel. Les opposants dénoncent un risque de prolongation artificielle du mandat présidentiel au-delà de 2028, tout en critiquant un climat politique qu’ils estiment de plus en plus tendu. Le débat s’est intensifié après une déclaration de Félix Tshisekedi, le 6 mai dernier. Le président s’est dit ouvert à l’idée d’un troisième mandat, sous réserve de l’organisation d’un référendum constitutionnel et d’un soutien populaire clair. Il a également évoqué les défis sécuritaires persistants dans l’est du pays pour justifier la nécessité d’une réflexion sur les institutions.
Arrivé au pouvoir en 2019, Félix Tshisekedi effectue actuellement son second mandat. La Constitution congolaise limite aujourd’hui la présidence à deux mandats de cinq ans. Cette disposition place désormais la question d’une éventuelle réforme institutionnelle au cœur du débat politique national.
Aristide HAZOUME
Le président Bola Ahmed Tinubu a défendu jeudi le bilan de ses réformes économiques lors…
Les six journalistes de la plateforme égyptienne Matsadaash ont été arrêtés entre lundi et mercredi.…
La junte au pouvoir en Guinée-Bissau a annoncé jeudi que les conditions de sécurité n’étaient…
L'ancien Premier ministre guinéen Sidya Touré, décédé le 25 septembre à Paris, sera enterré en…
Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye effectue une double visite officielle du 2 au 4…
La rentrée scolaire 2026-2027 débute ce 1er octobre au Mali. Plus de 2 400 écoles…