La présidente de la Cour pénale internationale, Tomoko Akane, a fermement rejeté mercredi les accusations de Washington. Elle a dénoncé des sanctions « sans fondement » et a juré de ne pas plier face aux pressions américaines.
La présidente de la Cour pénale internationale (CPI), Tomoko Akane, a qualifié d’« infondées » les accusations portées par les États-Unis. Cette réaction fait suite à l’imposition de sanctions américaines visant sa personne et plusieurs hauts responsables de la juridiction.
Mardi, le Département d’État a annoncé des mesures contre la juge japonaise et Abdoulaye Seye, procureur principal sénégalais. Ces sanctions prévoient le gel de leurs avoirs aux États-Unis. Elles interdisent également toute transaction financière avec eux sur le sol américain.
« Il n’y a tout simplement aucun fondement », a déclaré Mme Akane. Elle a rejeté l’idée que la CPI serait une organisation politique ou corrompue. La magistrate a dénoncé une campagne de pressions contre l’indépendance de la Cour.
Un conflit diplomatique inédit
Washington reproche à la CPI d’outrepasser son mandat. Les autorités américaines contestent les enquêtes visant des pays non-membres, comme les États-Unis et Israël. Neuf des dix-huit juges de la CPI sont désormais sanctionnés .
La présidente de la CPI a demandé l’intervention du Japon. Elle a exhorté Tokyo à user de son influence pour apaiser les tensions . « La CPI ne se rendra jamais », a-t-elle martelé lors d’une conférence de presse virtuelle. La magistrate a confirmé le blocage de ses cartes de crédit, mais a assuré que son travail se poursuivrait .
Soutien international à la CPI
Le Premier ministre japonais Sanae Takaichi a qualifié les sanctions de « très regrettables ». Tokyo, premier contributeur financier de la CPI, a réaffirmé son soutien à l’institution . L’Union européenne et l’ONU ont également exprimé leur solidarité avec la présidente Akane .
Aristide HAZOUME